<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966</id><updated>2011-11-28T17:12:04.555+01:00</updated><title type='text'>CEs CahIers d'une jeune filLe rangéE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>36</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-5245711854545204793</id><published>2010-07-26T22:02:00.012+02:00</published><updated>2010-07-26T22:28:37.156+02:00</updated><title type='text'>Piquée par le moustique Afrique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3tNA-AARI/AAAAAAAAAOk/l8FzZOAVmMw/s1600/DSCF6133.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3tNA-AARI/AAAAAAAAAOk/l8FzZOAVmMw/s400/DSCF6133.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498311527943373074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'avait prévenu : « en travaillant pour cette rédaction, tu vas te découvrir une nouvelle passion africaine. ». C'était il y a un an. J'étais en stage au service francophone-africain de la Deutsche Welle, la radio internationale allemande. J'avais pour collègues : un nigérien, un ivoirien, un béninois, un togolais, un guinéen et même un centrafricain. Diffuser en Afrique noire sans jamais y avoir mis les pieds? Je devais voir tout « ça » de mes propres yeux! J'ai pris mes billets pour la RCA en janvier. « C'est où le Centrafrique ? » « Ben, au centre de l'Afrique !».&lt;br /&gt;Et c'est parti, en plein mois de juin, impatiente de découvrir ce nouveau continent...surtout qu'entre temps, me voilà embauchée à la Deutsche Welle. Il me tarde de mieux comprendre l'univers de mes (futurs) auditeurs.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3vpFG-2pI/AAAAAAAAAO8/0OQbmrXTM38/s1600/DSCF6302.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3vpFG-2pI/AAAAAAAAAO8/0OQbmrXTM38/s400/DSCF6302.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498314209114380946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mes premières impressions sont encore bien nettes dans mon souvenir. Cette terre rouge vue de l'avion, avec tout autour : de la verdure, rien que de la verdure! Un reste de territoire où la nature est encore reine. C'est à un voyage des cinq sens que m'invitait le Centrafrique : les bruits des klaxons dans les rues, moyen de s'imposer sur la voie de circulation, les cris des vendeurs à tout va, les enfants qui chantent et dansent en même temps; les odeurs de détritus qui trainent, de ma sueur mélangée à la chaleur, et ce parfum de la terre rouge arrosée par la pluie; les mille et une couleurs des robes des femmes, les différences de peau « noire », l'impression d'être une martienne à la peau trop claire; le goût des épices et des bananes plantains, des arachides en veux-tu, en voilà, et des mangues juteuses comme on n'en voit pas chez nous! Même la lune est différente: un croissant ou un quartier horizontal, tel un smiley dans le ciel. Forcément, on approche de l'Équateur. J'ai vite pris le rythme centrafricain: vivre avec la lumière du jour. Lever entre 5 et 6h avec le soleil, et coucher à 20h30, deux heures après la disparition du soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3t5lbANEI/AAAAAAAAAOs/ytJ-K035ZJ8/s1600/DSCF5886.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3t5lbANEI/AAAAAAAAAOs/ytJ-K035ZJ8/s400/DSCF5886.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498312293642941506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bangui, la capitale, fut ma première étape. Impression de gros village. Ici des routes défoncées, là des poules en liberté. Quelle ne fut alors pas ma surprise de découvrir « la brousse ». Décor tout droit sorti du dessin animé Kirikou. Des huttes en terre cuite aux toits de paille, des scènes quotidiennes de cuisine dehors (hum, les bonnes sauterelles!), des cochons et des moutons ça et là. Une chose m'a vite émerveillée : voir ces femmes portées de lourdes charges sur leurs têtes – des draps, le repas du midi, ou de l'eau – et le tout avec les mains libres! Avec, souvent, un enfant dans le dos. Elles illuminaient mes journées avec leurs pagnes colorés et leurs coiffures sophistiquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3s3Dp86RI/AAAAAAAAAOc/epU41Dp0D5Q/s1600/DSCF5743.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3s3Dp86RI/AAAAAAAAAOc/epU41Dp0D5Q/s400/DSCF5743.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498311150707468562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cécile, l'amie que je visitais, a été une guide précieuse. Elle m'a appris à reconnaître bien vite les différences physiques entre les deux ethnies qui cohabitent: les Gbayas et les Peuls. Les derniers étaient des nomades dans le passé, ce sont souvent eux qui élèvent les troupeaux de zébus qui traversent la piste, ici ou là... Et cette chose blanche au bord de la route? Du manioc, la nourriture fétiche ici. J'ai testé, je n'ai pas aimé – à mon grand désarroi. Difficile de comprendre pourquoi les gens de la campagne ne se nourrissent principalement que de manioc, pourtant peu nutritif. Alors que la terre semble propice à accueillir de nombreuses autres cultures...des fruits et légumes aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une manière générale, j'ai senti le pays plus que démuni. Dépassé entre d'un côté l'arrivée de la modernité et cette envie de faire aussi partie de la mondialisation, de l'autre un stade de développement pour le moins reculé. Même si ça n'était pas mon premier voyage dans un pays du « Sud » (j'avais déjà découvert des quartiers pauvres au Caire), c'est en Centrafrique que j'ai pris conscience de la relativité de cette notion du « développement ». Est-ce être en retard que d'aller chasser les fauves avec son arc et ses flèches? D'aller aux champs avec une faux? De cultiver principalement du manioc? S'il n'y avait pas la mondialisation (commencée selon moi avec les premières ventes d'esclave puis avec la colonisation), ça ne serait pas grave. Après tout, ils vivent comme ils l'entendent. Avoir 15 enfants pour être sûrs que la moitié (sur)vivent. Mais l'arrivée de nos modernités a tout chamboulé: avoir un portable alors qu'il n'y a pas d'électricité, se servir de sacs plastiques alors qu'il n'y a pas de prises en charge des déchets (direction: la rue!), …&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3uiXL4h9I/AAAAAAAAAO0/Oe60_5uLYso/s1600/DSCF6183.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3uiXL4h9I/AAAAAAAAAO0/Oe60_5uLYso/s400/DSCF6183.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498312994196064210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas tant la misère des gens qui m'a le plus choqué mais ce sont les conditions sanitaires: le manque d'hygiène dans les marchés improvisés avec des bâtons de bois où la viande traîne à l'air sur les étales attirant d'inévitables mouches; la mauvaise qualité de l'eau qui entraîne d'innombrables diarrhées; cette malnutrition pire encore que la sous-nutrition. Est-ce parce que je savais que j'allais animer le magazine Santé de la DW? J'ai été en tous cas très sensible à ces différences sanitaires. Je perçois d'autant mieux la nécessité d'aborder des questions toutes simples: l'équilibre alimentaire, l'allaitement maternel (au cours duquel se transmet souvent le virus du SIDA), l'hygiène de vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi là-bas que j’ai pris conscience du sens du mot « État ». Comment un pays peut-il se reconstruire sans avoir de structure propre qui le dirige ? L’état des routes laisse à désirer (et encore, paraît-il que la route entre Bangui et Bouar venait d’être refaite… pour accueillir le président !). On trouve très peu de transports en commun faisant les jonctions entre les principales villes du pays (on s’entasse tous dans un véhicule… qui ne part qu’une fois chargé à bloc). Même à Bangui, impossible de trouver de bus : taxi pour tout le monde (à 6 voire 7 dedans !) Malgré tout cela, l'État empoche des sous aux différents péages le long des routes – péages que certains hauts-placés se permettent de ne pas payer, fermant ainsi la boucle d’un beau cercle vicieux.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3sXwYRQ-I/AAAAAAAAAOU/dj2KtXV-8WU/s1600/DSCF5979.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3sXwYRQ-I/AAAAAAAAAOU/dj2KtXV-8WU/s400/DSCF5979.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498310612957086690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Surtout, j’ai pu constater l’existence de barrages militaires, et encore, j’étais dans une voiture d’ONG et ma peau blanche me protégeait. Mais des discussions passionnantes avec un fonctionnaire de la mission de l’ONU en Centrafrique me l’ont confirmé : la première des libertés bafouées n’est pas tant la liberté d’expression que celle de circulation. Les autorités usent facilement de leur pouvoir, que ça soit aux barrages ou en ville. D’ailleurs, Cécile me racontait que de nombreux garçons ont le rêve de devenir…. militaire ! Car qui dit pouvoir, dit argent. Finalement, l’armée fait peur plus qu’elle ne protège. Après tout, c’est grâce à elle que le président a pu se hisser au pouvoir…Alors qu’en Europe, je me sens protégée par les services publics et la structure étatique en général, en Centrafrique un simple uniforme me faisait peur. Et si un garde a décidé de me confisquer mes piles rechargeables de mon appareil photo, j’ai beau lui rétorquer que je suis dans mon droit, il a le pouvoir, un point c’est tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle application de mes cours de sciences politiques en tous cas. L'État ou le monopole de la violence légitime, l'État au service de la cohésion d’une société… Tout cela manque là-bas ! Dès lors, comment appliquer notre système électoral à un tel pays ? C’est ridicule ! Les pancartes accrochées un peu partout dans Bangui nous ont bien fait rire : « nous avançons sûrement » avec une image d’une grosse tortue ! Et surtout en dessous : « déjà la liste électorale informatisée ». Ah oui ? Comment fait « l'État » centrafricain pour avoir une liste électorale, ne serait-ce que manuscrite, alors que la plupart des gens ne sont pas recensés en brousse, et ce, même dans les grosses villes de province ? Ont-ils même une carte d’identité ? J’ai hâte de suivre le déroulement des élections en octobre prochain. Le président Bozizé avait en tous cas bien entamé sa campagne. Même en brousse, j’ai croisé des gens avec des t-shirts oranges, sa couleur officielle. Et des banderoles sur les routes : « la Centrafrique remercie son excellence François Bozizé pour ces 5 années au service de la paix et des libertés fondamentales ». Inutile de se demander s’il a utilisé les deniers publics pour sa campagne (quoique, dans ce domaine, nos beaux pays occidentaux n’ont pas de leçon à donner si j’en crois les derniers rebondissements de l’affaire Woerth).&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3r2Pk1ZKI/AAAAAAAAAOM/89UDJ33szso/s1600/DSCF6107.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3r2Pk1ZKI/AAAAAAAAAOM/89UDJ33szso/s400/DSCF6107.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498310037215732898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ce voyage m’a permis d’entamer une réflexion (loin d’être terminée) sur la Francafrique. Certes, le passé colonial ne peut pas s’effacer d’un coup de baguette magique. Il reste de nombreuses traces physiques, qu’il s’agisse des anciennes maisons coloniales, des infrastructures tombées en friches (cinéma, pharmacie, bar…), ou des anciens camps militaires français (« tu t’appelles Leclerc ? Comme le camp près de Bouar ! »). Et puis il parait logique que notre système juridique (Cour de Cassation d’un côté, Conseil d'État de l’autre) ou notre système monétaire (les anciens francs) soient encore d’actualité. Malgré tout, la France du XXIème siècle est, elle aussi, présente : Total pour alimenter le pays en essence, Orange pour la téléphonie mobile, ici un vieux bus de chez nous qu’on ne veut plus, là une guirlande « Bonnes fêtes » qui fait tâche au cœur de la capitale centrafricaine. Les liens entre la France et ses anciennes colonies sont encore bien étroits. Et si nous n’étions nous-aussi pas un peu responsables des problèmes africains ? Et si nous les étouffions à notre manière, en voulant maintenir ces liens du passé ? Et encore, je n’ose évoquer l’exploitation de leurs ressources. Nous avons croisé, avec Cécile, une fille d’une ONG européenne qui nous a parlé de mines d’uranium dans le nord du pays….exploitées par Areva. Tu m’étonnes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3rXu2p6-I/AAAAAAAAAOE/z93-dzaCnBc/s1600/DSCF6270.JPG"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3rXu2p6-I/AAAAAAAAAOE/z93-dzaCnBc/s400/DSCF6270.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498309513036032994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela fait plus d’un mois que j’ai quitté la terre centrafricaine, et pourtant, je continue d’y penser chaque jour. Nous avions un sujet sur les rebelles en Centrafrique la semaine dernière, et mes collègues voulaient que je m’en charge : « c’est toi la spécialiste de RCA maintenant à la rédac’ ». C’est vite dit.&lt;br /&gt;Moi qui ai la fâcheuse habitude de regarder mes pieds quand je marche, j’ai des envies soudaines de terre rouge. Notre bitume bétonné me déprime. Au moins, ça m’oblige à lever la tête et à regarder droit devant. Je suis en manque de bananes plantains aussi.&lt;br /&gt;On me l’avait dit : j’ai été moi aussi piquée par le moustique Afrique!&lt;br /&gt;Prochaine destination : le Niger pour voir mon ancien collègue et ami Seyni, découvrir un pays d'Afrique de l'Ouest, d'autres paysages, de nouvelles cultures... L'an prochain, qui sait?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-5245711854545204793?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/5245711854545204793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=5245711854545204793' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5245711854545204793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5245711854545204793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/07/piquee-par-le-moustique-afrique.html' title='Piquée par le moustique Afrique'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/TE3tNA-AARI/AAAAAAAAAOk/l8FzZOAVmMw/s72-c/DSCF6133.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-9091349209795919197</id><published>2010-04-06T20:30:00.020+02:00</published><updated>2010-04-06T20:41:55.109+02:00</updated><title type='text'>Serbie: la terrible fuite en avant d'une Europe aveuglée par son désir d'élargissement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S7uAFKRPH4I/AAAAAAAAAN8/xqVJV7eu-FY/s1600/la-revelation-storm-19021-1657904717.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S7uAFKRPH4I/AAAAAAAAAN8/xqVJV7eu-FY/s400/la-revelation-storm-19021-1657904717.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5457096199633837954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine le Parlement serbe avait-il condamné le massacre de Srebrenica (quelques 8000 musulmans bosniaques ont été tués par les forces serbes dans ce village de Bosnie orientale en juillet 1995) le 31 mars dernier que Catherine Ashton, la nouvelle Madame Europe, la haute représentante pour la politique étrangère, s'est empressée d'applaudir un premier signal pour la réconciliation dans la région des Balkans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais s'il y a une chose que Madame Ashton a évité de préciser, c'est bien que le parlement serbe refuse encore et toujours de parler de "génocide", qualificatif pourtant employé par le Tribunal pénal international de l'ONU sur l'ex-Yougoslavie (TPIY). Selon La Haye, le drame de Srebrenica serait même le plus grand massacre perpétré sur le continent européen depuis la Seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons à cela que Ratko Mladic, général qui commandait les forces serbes bosniaques, court toujours (Pire: Belgrade a avoué que ce cher général a touché sa retraite jusqu'à 2005) et que la Serbie continue à nier l'existence de l'État du Kosovo (à l'inverse des 27 de l'UE) et à bloquer toute marchandise portant le sceau des douanes kosovares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belgrade ne joue clairement pas le jeu de l'Union européenne: irrespect de la souveraineté de ses États voisins, mauvaise volonté à faire comparaitre les anciens criminels de guerre et à travailler conjointement avec le TPIY.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non! Bruxelles préfère fermer les yeux sur ces réalités au nom d'une adhésion future de la Serbie à l'Union européenne (le dossier de candidature a été déposé en décembre dernier). Depuis le 19 décembre 2009, les ressortissants serbes peuvent même voyager sans visa sur la grande majorité du territoire européen, au même titre que les ressortissants macédoniens et monténégrins – Quid des citoyens bosniaques? Bruxelles a jugé que la Bosnie avait encore des efforts à fournir en terme de progrès démocratique. Une décision incohérente, me semble-t-il. Car comment expliquer aux musulmans bosniaques que les serbes de Bosnie ont le droit, eux, de voyager sans visas? Pour réconcilier une région mise à feu, on a vu mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Union européenne, beau cercle de pays (plus ou moins) démocratiques, quelle est cette fuite en avant? A quoi jouez-vous, chers technocrates et hommes politiques de Bruxelles? Je sais bien que votre/notre belle Europe manque de souffle et qu'elle aurait besoin de projets nouveaux pour avancer, mais ne serait-il pas plus logique d'approfondir notre Union à 27 (notamment sur les plans politique et social), plutôt que de l'élargir à des pays pour le moins instables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que les médias ont appelé "la crise grecque" nous a montré à quel point il est nécessaire de consolider les bases de l'Union européenne, d'éteindre les braises qui la menacent de prendre feu et de s'effondrer… avant de prendre le risque de se confronter à d'autres incendies. L'Union a tendance à privilégier la rapidité des élargissements, pensant que tout sera réglé par la suite – comme par magie. A tort. Prenons le cas de Chypre. L'Union a préféré accepté la candidature de l'État chypriote (sud de l'île) avant que ne soient réglé les problèmes de mésentente avec les chypriotes turcs du nord. Comme si l'adhésion de Chypre faciliterait les choses. Que nini. Six ans après, les tensions persistent entre la Grèce et la Turquie, et l'Union se retrouve coincée entre les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens qu'en 2005, alors que l'Union entamait les négociations d'adhésion de la Croatie, un de mes professeurs (hommage à Monsieur Eymeri, s'il me lit!) nous avait averti sur les dangers d'une telle fuite en avant. Car si l'Union accepte des États instables en connaissance de cause, en partant du principe que tout ira pour le mieux (dans le meilleur des mondes!) grâce à cette adhésion, elle ne pourra pas par la suite mettre ces mêmes États à la porte, sous le prétexte qu'ils sont instables. Ce sont donc nos chers soldats européens (et nos euros) qu'on enverra dans les Balkans, disait-il, lorsque de nouveaux conflits éclateront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée me faisait sourire à l'époque. J'avais alors mes grands idéaux et croyais ferme en les bienfaits de l'Union européenne qui réussit à créer un certain équilibre   à partir de déséquilibres – à l'instar du réveil économique de l'Espagne, du Portugal ou de l'Irlande. Je me disais alors: pourquoi pas? Les Balkans font après tout partie du continent européen. Même si leur intégration peut paraître rapide à certains, elle permettrait d'y mettre en place une certaine stabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais…. Mais peut-on tourner une page sans la lire? Un travail de justice et de réparation des victimes doit être commis. Il faut penser les plaies du conflit yougoslave. Sinon, elles brûleront un jour de nouveau. C'est le rôle du TPIY: aider à la cicatrisation des blessures. Or, le dernier film ô combien magnifique de Hans-Christian Schmidt (Der Sturm / La révélation) nous révèle que l'Union européenne presse le TPIY. Justice n'est pas faite paradoxalement au nom de la réconciliation nationale. Dans le film, un général serbe, responsable de meurtres et de déportations massives lors du conflit avec la Bosnie, se voit acquitter suite à des tractations (en coulisses!) entre diplomates et avocats. Car l'Union européenne voit d'un bon œil sa candidature aux future élections présidentielles de Serbie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison d'État triomphe face aux victimes. L'Union européenne privilégie la reconstruction des États des Balkans (ici l'État serbe) quitte à mépriser la reconstruction des individus. Le regard de Mira (jouée par la superbe Anamaria Marinca), la victime de son bourreau serbe, en dit long lorsque tombe la sentence. Même la justice internationale en laquelle nombre de victimes ont mis tant d'espoir déçoit. Triste monde. Triste Europe qui range ses beaux idéaux aux placards au nom de sa (real)politique étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le TPIY s'avère avoir été un véritable échec. Les victimes ne croient plus en la justice internationale. Le procès maintes fois reporté de Radovan Karadzic (l'autre responsable du massacre de Srebrenica) qui s'ouvre enfin pourrait-il changer la donne? L'espoir d'un sursaut de courage des jurés est encore permis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je persiste à penser que la justice et la vérité doivent triompher pour qu'enfin les Balkans se tournent vers un avenir serein. Bruxelles devrait y réfléchir. Car si l'Union accepte le dossier de candidature de la Serbie tout en continuant de jouer les hypocrites sur ce qu'elle appelle « justice », si elle garde les yeux fermés, alors elle sera pris dans un engrenage duquel il lui sera difficile de sortir. Quant à moi, j'aurais perdu tous mes espoirs en cette Union européenne à laquelle j'ai tant cru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout sur le film La Révélation:&lt;br /&gt;http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18929404&amp;cfilm=136376.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-9091349209795919197?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/9091349209795919197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=9091349209795919197' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/9091349209795919197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/9091349209795919197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/04/serbie-la-terrible-fuite-en-avant-dune.html' title='Serbie: la terrible fuite en avant d&apos;une Europe aveuglée par son désir d&apos;élargissement'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S7uAFKRPH4I/AAAAAAAAAN8/xqVJV7eu-FY/s72-c/la-revelation-storm-19021-1657904717.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-8235831762545583939</id><published>2010-02-08T20:49:00.006+01:00</published><updated>2010-02-08T20:53:14.528+01:00</updated><title type='text'>IMMIGRATION - De Sans-papiers à Sans Domicile Fixe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Depuis plusieurs mois, des exilés afghans ont élu domicile autour du Canal Saint Martin, à Paris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Paris, 10ème arrondissement. Comme tous les soirs, Michel et les autres bénévoles de l'Armée du Salut distribuent un repas chaud au bout du quai de Jemmapes. Pour l'occasion, la mairie a bien voulu refaire un petit bout de trottoir. Il est 19h. SDF, immigrés, personnes dans le besoin: tous attendent de pied ferme dans le froid depuis une bonne demi-heure. Le thermomètre est proche de zéro. « Prenez de la soupe, ça vous réchauffera » clame Michel à la foule affamée. « Et aujourd'hui, c'est du poulet, chicken ». « And chicken again » rétorque un jeune homme au teint mat et aux yeux bruns. La conversation s'engage: « What's your name? » « Fahim, I come from Afghanistan ». Comme plus de la moitié des 200 à 300 personnes qui bénéficient de la « soupe de nuit » offerte par l'Armée du Salut. Michel commente: « Beaucoup logent en face ces temps-ci ». En face, c'est de l'autre côté du canal Saint-Martin, en contre-bas du quai Valmy. Une rive à l'abandon, loin des merveilleuses scènes d'Amélie Poulain faisant ses ricochets. Bienvenue au campement d'une cinquantaine d'Afghans!&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3BqmouLSvI/AAAAAAAAANM/Tu0DU3eOP-M/s1600-h/20100115_IMG_2997.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 382px; height: 252px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3BqmouLSvI/AAAAAAAAANM/Tu0DU3eOP-M/s400/20100115_IMG_2997.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435961962234858226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fahim emprunte le pont qui traverse le canal et ramène sa soupe dans son « chez lui ». Il rejoint Raul et Youssef sur le trottoir qui surplombe la rive. Tous deux ont mangé dans un autre centre d'accueil en fin d'après-midi. « Je n'aime pas la soupe en face, ça n'est pas halal » se lamente Raul dans un anglais quasi parfait. Il porte un jean, un gros blouson noir et un bonnet rouge qui lui couvre toute la tête.  Ce sont des associations qui lui ont donné ces vêtements d'occasion. Ce jeune homme de 22 ans est patchoune et vient du Sud-Est de l'Afghanistan. Comme tous les autres exilés qui vivent avec lui en contrebas, Raul a parcouru un long chemin avant d'arriver en France: du Pakistan à l'Italie, en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Toute ses économies sont passées dans ce voyage interminable: celui qui rêvait d'être ingénieur en Angleterre, là où vit son oncle, se retrouve à la rue en France sans un sou. Et ce, depuis trois mois. Pourtant, Raul ne regrette rien. Quitter son pays, « sa seconde mère », était une évidence. La guerre a tout détruit et les combats entre Talibans et les forces internationales continuent et font du quotidien des habitants un enfer. Youssef, lui, a perdu ses parents lors d'un bombardement aérien. Fahim s'emporte: « les Américains ont tué nos familles. Est ce que nos enfants, nos mères, nos femmes étaient des Talibans? Non! »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3BqTg1nrGI/AAAAAAAAANE/KCSxp6d8PF0/s1600-h/20100114_IMG_2959.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 381px; height: 252px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3BqTg1nrGI/AAAAAAAAANE/KCSxp6d8PF0/s400/20100114_IMG_2959.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435961633701080162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les trois Patchounes descendent les escaliers qui mènent au bord de l'eau. Une imposante grille verte s'interpose devant eux. Les Afghans ont pourtant réussi à braver l'accès interdit: ils se glissent dans un trou d'un mètre sur un mètre à travers la grille et rejoignent leur lieu de vie, sous le pont. Une quinzaine de tentes et de matelas gisent au sol. Ça pue, c'est sale, c'est humide. Des poêles trainent sur les pierres à côté de grosses bouées jaunes. De nombreux détritus flottent à la surface de l'eau du canal gelé. Youssef s'indigne : « Beaucoup parmi nous sont malades. J'en connais qui ont des problèmes de peau ou aux dents. Pourquoi nous laisse-t-on dans cette misère? » Des associations viennent certes les aider au quotidien, mais sans papiers, ces jeunes Afghans se retrouvent sans domicile fixe. Un travail? Inimaginable. Un logement? Inconcevable. « Je ne comprends pas pourquoi les Européens ont facilement des papiers et pas nous. Notre pays est en guerre. Pourquoi Sarkozy ne veut pas de nous? Nous sommes intelligents, nous pouvons travailler ici » proteste Youssef, dont les yeux couleur ébène s'illuminent. En Afghanistan, il avait fini le parcours secondaire durant lequel il a appris à parler l'anglais correctement et il s'apprêtait à devenir médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques m&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3Bp0npX_yI/AAAAAAAAAM8/z5zbwMH5Pds/s1600-h/youssef.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 227px; height: 280px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3Bp0npX_yI/AAAAAAAAAM8/z5zbwMH5Pds/s400/youssef.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435961102952824610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ètres du campement, le long du canal, ses « voisins » ont fait un feu pour se réchauffer. Il fait froid et Youssef n'a pas de gants. Ce soir, les Afghans sont nombreux à discuter autour des flammes. « Le matin, dès 5h, on est près du feu, tellement l'air est glacial. » explique Raul. La journée, ils jouent aux cartes, blaguent, se rendent au Kiosque ou dans des centres d'aide pour se laver et manger. Ils vont aussi à la mosquée de Barbès, pour prier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un camion de pompiers passe sur le quai derrière. La sirène retentit dans les airs se mêlant à la musique du métro aérien. De quoi rappeler à Youssef, Fahim, Raul et les autres qu'ils vivent en plein cœur de Paris. Sur la rive en face, l'Armée du Salut remballe sa soupe quotidienne. Il est 20h45. L'heure d'aller se coucher pour ces exilés afghans. Et de rêver à de meilleurs horizons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.L.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-8235831762545583939?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/8235831762545583939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=8235831762545583939' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8235831762545583939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8235831762545583939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/02/immigration-de-sans-papiers-sans.html' title='IMMIGRATION - De Sans-papiers à Sans Domicile Fixe'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S3BqmouLSvI/AAAAAAAAANM/Tu0DU3eOP-M/s72-c/20100115_IMG_2997.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-7851371797096615705</id><published>2010-01-10T21:33:00.005+01:00</published><updated>2010-01-10T21:36:36.205+01:00</updated><title type='text'>MEDIAS - Dans les coulisses d'@rrêt sur images: quand simplicité rime avec qualité.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux ans, la petite équipe d' @rrêt sur images travaille d'arrache-pied pour proposer une émission hebdomadaire à ses abonnés internautes. Et ce n'est pas le manque de moyens qui l'empêche de miser sur la qualité. Reportage dans les studios d' @si à Vanves, en banlieue parisienne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit salariés, quatre caméras et un plateau pour quelques 30 000 téléspectateurs. A @rrêt sur images, on se serre la ceinture. La qualité, ça a du prix. Depuis septembre 2007, le site web continue la réflexion critique sur les médias que l'émission du même nom avait amorcé sur France 5. Sauf que Daniel Schneidermann, le créateur d'@rrêt sur Images – ou @si pour les fans – refuse tout financement publicitaire car « on vend toujours une part de leur cerveau disponible à des annonceurs ». Non, pour Daniel, l'avenir de la presse en ligne sera payant. Et depuis deux ans, @si tente tant bien que mal de se maintenir en vie avec pour seul revenu les abonnements des téléspectateurs.&lt;br /&gt;Pas étonnant donc que les coulisses d' @si paraissent si vétustes. Une cinquantaine de mètres carrés à Vanves, à la périphérie parisienne. Un bureau pour Daniel, rédacteur en chef et producteur, un local pour Pierre-Henri qui décortique les images des chaînes de télé, et une grande pièce avec une dizaine d'autres bureaux. Ici, ça tourne entre les salariés sur place et les chroniqueurs qui se greffent à l'émission. Et la moyenne d'âge tourne autour de la trentaine. De quoi donner du dynamisme au média hors-norme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 11 décembre: la petite équipe s'apprête à recevoir quatre invités pour parler du traitement par les médias de l'affaire Véronique Courjault, cette femme jugée en juin 2009 pour avoir tué trois de ses bébés à leur naissance. La veille, François, le technicien-réalisateur-décorateur, a pris soin de changer le décor du plateau: exit les rideaux noirs de La ligne j@une, une autre émission du site, place aux murs en carton pâte et aux draps blancs ! Ici, chacun est multifonctionnel. Il faut aussi bien savoir passer sur le plateau, que manier les quatre caméras automatiques à distance ou produire en régie.&lt;br /&gt;10h30. Sophie, journaliste à @si depuis le début de l'aventure du média en ligne, accueille les premiers invités qui arrivent et les présente à Daniel, l'animateur traditionnel de l'émission. Un cinéaste qui a reconstruit le procès, un journaliste du Monde, un du Figaro et un expert-psychiatre: « nous avons une belle brochette d'invités aujourd'hui » commente Pierre, le webmaster.&lt;br /&gt;Dans la régie, Julie, chef de projet, s'apprête à prendre les caméras automatiques en commande, François s'occupe de choisir les plans diffusés, et Sophie gère l'image qui sera projetée sur l'écran du plateau. « Je ne le sens pas aujourd'hui, je ne maîtrise pas assez le sujet cette fois » commente-t-elle. Sur le plateau, Hervé, l'ingénieur du son, habille les invités d'un micro-cravatte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10h40. Silence, on tourne. « Je lance le générique » annonce Sophie. A travers la vitre, elle décompte avec les cinq doigts de la main pour signaler le début de l'émission à Daniel. Il n'y a aucun autre moyen de communiquer avec le plateau. « C'est sûr que c'est empirique chez nous: ni cadrage, ni maquillage, ni oreillettes » commente Pierre-Henri, le chroniqueur attitré. Au pire, la régie dispose d'un tableau et d'un feutre weleda pour faire passer un message urgent au plateau. Et puis, il ne s'agit que d'un enregistrement que l'équipe d' @si pourra retravailler. On est loin de la pression du direct.&lt;br /&gt;C'est parti! Daniel lance le débat avec ses invités. En régie, c'est le branle bas de combat. « Mais c'est quoi ce son? » s'offusque François, en essayant de parler à Hervé qui n'entend rien avec son casque sur les oreilles. Le jeune technicien réclame à Julie un autre plan sur la caméra numéro 2. Un invité hésite et bafouille. Julie s'énerve: « Allez, enchaîne! » Pierre-Henri en profite pour la masser dans le cou. « Zen, c'est bientôt le week-end ». Sur le plateau, les invités commencent à se couper la parole, ça file dans tous les sens. Difficile pour les journalistes en régie de se concentrer sur le contenu du débat. De temps à autre, Daniel propose à ses invités de visualiser des extraits du film sur le  procès de Courjault ou de journaux télévisés ayant traité le sujet. A Sophie de ne pas rater le coche et d'envoyer les bonnes images. A 35 minutes d'enregistrement, la jeune journaliste se trompe. Silence sur le plateau. Sophie se corrige et note sur une feuille le time-code pour effacer son erreur à la fin de l'enregistrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11h47. « Merci à tous les quatre pour la sincérité, la finesse et la richesse de ce débat »: Daniel décide de clore l'émission. Il n'y a pas d'horloge sur le plateau, le rédacteur en chef décide seul de la durée de l'émission, qui varie entre 50 minutes et une heure et quart. « C'est une télé sans durée fixe en quelque sorte » commente Pierre-Henri.&lt;br /&gt;Les journalistes s'étirent en régie. La journée n'est pourtant pas finie. Il faut encore monter l'émission et la mettre en ligne avant la fin de l'après-midi. Sans parler de la préparation de la prochaine émission, qui sera enregistrée vendredi prochain. Sur le mur de la régie : un prix des téléspectateurs et des photos de la petite équipe soudée. Les coulisses d' @rrêt sur images, ou comment faire des émissions de qualité avec très peu de moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.L.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une adresse: http://www.arretsurimages.net/index.php&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-7851371797096615705?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/7851371797096615705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=7851371797096615705' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7851371797096615705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7851371797096615705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/01/medias-dans-les-coulisses-drret-sur.html' title='MEDIAS - Dans les coulisses d&apos;@rrêt sur images: quand simplicité rime avec qualité.'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-3511586060511102365</id><published>2010-01-10T20:58:00.011+01:00</published><updated>2010-01-10T21:36:52.319+01:00</updated><title type='text'>Des après-midi récréatives pour Papi et Mamie / Es gibt kein Alter, um Spaß zu haben</title><content type='html'>Un article en français sowie auf deutsch :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SOCIETE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des après-midi récréatives pour Papi et Mamie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est un fait: la société vieillit et de plus en plus de personnes âgées logent dans des maisons de retraite. Au foyer Nicolas Roland à Reims, les résidents ont droit à une après-midi récréative tous les jours. Lectures, jeux ou exercices corporels: l'animatrice Brigitte leur apporte un rayon de soleil dans leur quotidien. Reportage de C.L. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous avons un seul objectif cet après-midi: se faire plaisir! ». Brigitte sourit aux six personnes âgées, qui sont descendues dans la bibliothèque pour passer l'après-midi avec elle. Brigitte a 55 ans et travaille depuis près d'un an à la résidence Nicolas Roland à Reims (Champagne-Ardenne). Elle vient entre quatre et cinq fois par semaine pour rendre visite aux 29 résidents du foyer. Et dans son sac, ce sont pas seulement des livres ou des CDs qu'elle apporte, mais également des idées détonantes! Presque chaque après-midi, l'animatrice donne rendez-vous aux résidents, tous âgés de 80 ans au moins, dans la bibliothèque au rez-de-chaussée. Car le palier de la résidence est réservée aux pièces de la vie collective. Les résidents n'ont qu'à quitter leurs chambres au premier étage et descendre les marches – ou prendre l'ascenseur – pour manger à la cantine, prier à la chapelle, se promener dans le petit jardin et lire ou voir Brigitte dans la bibliothèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 heures. Les six personnes âgées présentes cet après-midi là s'assoient autour de la table. Elles sont habillées chaudement. Marie-Antoinette porte même encore son manteau. Elle a toujours froid en hiver. Aujourd'hui, Brigitte propose aux résidents de préparer des étiquettes qui accompagneront les serviettes le soir du repas de Noël. Dans les maisons de retraite aussi, on fête Noël. Ici, ça sera le 24 au soir. Le 25, certains résidents retourneront passer les fêtes dans leur famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucie bougonne. Elle est quasiment aveugle et se plaint de ne pouvoir écrire. Brigitte la rassure en lui disant qu'elle sait en revanche encore très bien dessiner. L'animatrice distribue les différentes tâches: à Marie-Antoinette de couper le papier coloré, à Marcelle et à Marcelline d'écrire le nom des résidents sur le papier, à Humbeline et à Lucie de décorer les étiquettes, et au père Canbice, le seul homme présent aujourd'hui, d'attacher les étiquettes aux serviettes de table. Entre cinq et quinze personnes âgées participent aux après-midi récréatives de Brigitte. Ça varie souvent. Marie-Antoinette vient par exemple seulement trois fois par semaine. Sa famille est rassurée depuis qu'elle loge ici. Sa fille Béatrice a beau vivre à 30 kms de Reims, elle ne pouvait pas rendre visite à sa mère tous les jours. Ici, elle est sûre que sa maman mange correctement, et ne reste pas seule et déprimée. Il n'a pas été facile de prendre la décision de vendre l'appartement, mais Marie-Antoinette est désormais bien entourée. Béatrice avait le choix entre une vingtaine de maisons de retraite à Reims. La résidence Nicolas Roland a le mérite de n'être pas très loin du centre-ville, ce qui permet aux petit-enfants de Marie-Antoinette, étudiants à Reims, de venir la voir de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est parti. Brigitte met de la musique classique en fond sonore. Marcelle chantonne sur une valse de Brahms. Elle se plaint de sa propre écriture sur les étiquettes: trop petite, peu lisible. Brigitte la rassure. « Vous êtes vraiment indulgentes avec moi » lui rétorque Marcelle à de nombreuses reprises. Les personnes âgées ont besoin du soutien de l'animatrice. Elles se sentent bien souvent incompétentes, surtout au regard de leur propre passé. Brigitte explique: « Je dois faire preuve de patience, de calme, et de délicatesse aussi. Pour que les personnes âgées se fassent confiance et laissent libre cours à leurs émotions. » Elle ne souhaite pas occuper bêtement les résidents pour tuer le temps, mais s'amuser avec eux, et faire en sorte qu'ils profitent de chaque après-midi. Brigitte veille aussi à faire travailler leur imagination. La semaine dernière, elle a fait de la poterie. Lucie est fière de son bougeoir qu'elle montre à l'animatrice, tel un enfant le montrerait à sa propre mère. Marcelle apprend à jouer du piano depuis quelques temps et y prend beaucoup de plaisir. Les deux femmes ont un fort caractère et n'hésitent pas à prendre la parole et à s'exprimer. A l'inverse, Marie-Antoinette et Marcelline restent plus en retrait. Mais leurs visages révèlent qu'elles aussi prennent du plaisir à décorer les étiquettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement aux activités manuelles, Brigitte propose aux résidents de jouer avec leurs neurones. Elle leur donne par exemple plusieurs lettres, et c'est à eux de  proposer des mots. Ce jeu est une nouveauté pour Marie-Antoinette. Brigitte veille aussi à soigner le corps des personnes âgées. Une fois par semaine, elle invite un animateur pour faire de la gymnastique douce avec elles. « Ça fait toujours plaisir de se bouger un peu » commente Marie-Antoinette. Brigitte organise par ailleurs des sorties dans le quartier ou à la campagne. En mars, elle a prévu d'emmener les résidents voir un ballet au théâtre de Reims. Humbline est déjà inquiète: « Est ce que nous aussi, nous devrons danser? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcelle participe à toutes les activités proposées par Brigitte. « J'aime tout ce qu'elle nous fait faire. A chaque fois qu'elle vient, je suis contente de recevoir de la visite ». Marcelle a beau avoir cinq enfants et douze petit-enfants, ils habitent tous loin de Reims et viennent la voir que tous les deux mois. Avant, elle pouvait habiter seule et s'occuper de tout. Mais ce temps est révolu. A la maison de retraite, Marcelle a retrouvé une vie sociale. Elle peut rester seule dans sa chambre mais aussi  rencontrer d'autres personnes. Elle a elle-même décidé avec ses enfants de venir à la résidence Nicolas Roland, entre autres en raison des activités proposées aux résidents. Car toutes les maisons de retraite n'offrent pas un tel encadrement des personnes âgées. Brigitte confirme: la réussite de ses après-midis tient à l'interaction qu'elle a avec chacun des résidents. Car il est primordial pour les personnes âgées de se sentir encore bien vivants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16h30 : une cuisinière apporte un goûter aux résidents présents dans la bibliothèque. Au menu: du jus d'orange et des biscuits. Une infirmière donne également son médicament à Marie-Antoinette. Les serviettes sont presque toutes prêtes, parées de jolies étiquettes pour le repas de Noël. Brigitte demande une dernière fois: « Avons-nous atteint notre objectif aujourd'hui? » Marcelle répond à la question avec un grand sourire: « Bien sûr! De toutes façons, dès que nous sommes avec vous, nous prenons toujours du plaisir! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0oyT6M2zwI/AAAAAAAAAM0/clSVPmCNWFU/s1600-h/DSCF2483.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0oyT6M2zwI/AAAAAAAAAM0/clSVPmCNWFU/s400/DSCF2483.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425204018743267074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;GESELLSCHAFT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Es gibt kein Alter, um Spaß zu haben: Unterhaltungsnachmittage für alleinstehende Senioren&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Auch in Frankreich wohnen immer mehr Senioren in Altersheimen. Im Wohnheim Nicolas Roland in Reims werden die Bewohner jeden Nachmittag unterhalten. Mit Lesungen, Spielen oder sanfte körperliche Übungen bringt die Betreuerin Brigitte ein bisschen Sonne in ihren Alltag. C.L. berichtet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;„Unser Ziel heute Nachmittag ist einfach: Spaß haben!“. Brigitte lächelt den sechs Senioren zu, die in die Bibliothek gekommen sind, um mit ihr den Nachmittag zu verbringen. Brigitte ist 55 Jahre alt und arbeitet seit fast einem Jahr im Altersheim Nicolas Roland in Reims (Champagne-Ardenne). Sie kommt vier bis fünf Mal in der Woche vorbei, um die 29 Senioren zu besuchen. In ihrer Tasche bringt sie nicht nur Bücher oder Musik-CDs für die Senioren mit, sondern auch ausgefallene Ideen. Fast jeden Nachmittag verabredet die Betreuerin sich mit den über 80-jährigen Senioren in der Bibliothek im Erdgeschoss. Denn alle Räume des Erdgeschosses stehen dem Kollektivleben des Wohnheims zur Verfügung. Die Senioren, deren Zimmer im obersten Stock sind, kommen die Treppe herunter, um im Speisesaal zu essen. Diesen Weg gehen sie jedoch auch um in der Kapelle beten zu gehen, im kleinen privaten Garten spazieren zu gehen oder um in die Bibliothek zu lesen aber auch um Brigitte zu treffen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 Uhr. Die sechs über 80-jährigen Senioren sitzen um den Tisch in der Bibliothek. Sie sind warm angezogen. Marie-Antoinette trägt noch ihren Mantel. Sie sagt es sei ihr immer kalt, seitdem sie alt geworden ist. Heute schlägt Brigitte den Senioren vor, die Servietten vom Weihnachtsmahl mit schönen Namensschildchen vorzubereiten. Denn auch hier wird Weihnachten am 24. Dezember gefeiert. Am 25. Dezember verbringen viele das Weihnachtsfest in ihren eigenen Familien verbringen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucie brummelt. Sie ist fast blind und kann kaum schreiben. Sie könne aber gut zeichnen, kommentiert Brigitte. Die Betreuerin verteilt die verschiedenen Aufgaben: Marie-Antoinette soll die farbigen Papiere schneiden, Marcelle und Marcelline werden die Namen der Senioren schreiben, Humbeline und Lucie können die Schildchen dekorieren, und der einzige Mann der heute anwesend ist, der Pfarrer Canbice, soll die Schildchen an den Servietten befestigen. Jeden Nachmittag nehmen zwischen fünf und fünfzehn Senioren an den Aktivitäten teil. Das variiert oft. Marie-Antoinette kommt zum Beispiel nur drei Mal pro Woche. Ihre Familie ist beruhigt, seitdem sie in diesem Wohnheim ist. Ihre Tochter Béatrice wohnt 30 km von der Stadt enfernt und könnte ihre Mutter nicht täglich besuchen. Hier sei sie sicher, dass ihre Mutter korrekt isst und nicht allein und deprimiert zurückbleibt. Es war schwer, ihre Wohnung zu verkaufen, aber nun ist Marie-Antoinette gut umgeben. Béatrice hatte die Wahl zwischen mehr als 20 Altersheime in Reims, Stadt von 200 000 Einwohnern. Sie hat das Wohnheim Nicolas Roland ausgewählt, weil es eine zentrale Lage in Reims hat. So können Marie-Antoinettes Enkelkinder, die in Reims studieren, sie ab und zu besuchen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jetzt geht es los. Brigitte lässt klassische Musik im Hintergrund laufen. Marcelle trällert zu einem Walzer von Brahms. Sie ist mit ihrer Zeichnung der Namen auf den Schildchen nicht zufrieden, und braucht Brigittes Ermutigungen. „Sie sind nachsichtig mit mir“ erwidert Marcelle mehrmals. Denn die Senioren brauchen Unterstützung von der Betreuerin. Sie fühlen sich oft unfähig, vor allem in Hinblick auf ihre eigene Vergangenheit. „Ich muss oft ruhig und geduldig sein. Feinfühlig natürlich auch. Damit sie sich selbst vertrauen und ihre eigenen Emotionen äußern“ erklärt Brigitte. Sie möchte die Senioren nicht bloß beschäftigen, um Zeit totzuschlagen, sondern sie möchte wirklich, dass sie es genießen und sich amüsieren. Am liebsten möchte die Betreuerin, dass die Senioren aus ihrer eigenen Fantasie schöpfen. Letzte Woche hat sie mit ihnen getöpfert. Lucie ist sehr stolz auf ihren Kerzenhalter, und zeigt es Brigitte wie ein kleines Kind es seinen Eltern zeigen würde. Marcelle lernt im Wohnheim Klavier spielen und hat daran sehr viel Freude. Die beiden Frauen sind heute sehr präsent. Sie halten sich nicht zurück und äußern ihre Emotionen. Marie-Antoinette und Marcelline sind dagegen ruhig und wagen es nicht zu reden. Aber ihre Gesichte drücken aus, dass sie auch Spaß haben.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neben Basteln macht Brigitte mit den Senioren einmal pro Woche Spiele, die ihre Gehirnzellen anregen sollen, wie beispielsweise das Wörterspiel. Brigitte gibt einige Buchstaben vor und die Senioren sollen Wörter erfinden. Das ist ein neues Spiel für Marie-Antoinette. Brigitte achtet darüber hinaus auf die Pflege des Körpers. Einmal pro Woche lädt sie einen Betreuer ein, um sanfte körperliche Übungen mit den Senioren zu machen. „Es macht Spaß, sich zu bewegen“ kommentiert Marie-Antoinette. Außerdem möchte Brigitte die Senioren auch nach draußen mitnehmen. Sie organisiert ab und zu Spaziergänge im Viertel, Ausflüge und Unterhaltungsprogramme. Im März 2010 werden die Senioren beispielsweise ein Ballett im Theater anschauen. Humbline macht sich schon Sorge: „werden wir tanzen müssen?“&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcelle nimmt an allen Aktivitäten von Brigitte teil. „Ich mag alles, was sie mit uns macht. Ich freue mich darüber, fast täglich Besuche zu bekommen“. Marcelle hat zwar fünf Kinder und zwölf Enkelkinder, sie wohnen aber weit weg und besuchen sie nur alle zwei Monaten. Damals konnte sie alleine wohnen und sich um sich selbst kümmern. Diese Zeiten sind jedoch vorbei. Doch im Wohnheim hat Marcelle ein soziales Leben neu aufgebaut. Sie kann alleine in ihrem Zimmer bleiben, wie sich auch mit anderen Leuten unterhalten. Sie hat mit ihren Kindern entschieden, auch aufgrund der Aktivitäten, im Wohnheim Nicolas Roland zu wohnen. Leider   bieten nicht alle Altersheime eine solche Betreuerung an. Brigitte bestätigt: der Erfolg ihrer Nachmittage bestehe aus der Interaktion, die sie mit jedem der Senioren hat. Es sei wichtig für die Senioren, sich noch lebendig zu fühlen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 Uhr 30: der Koch bringt den Senioren einen Nachmittagsimbiss, der aus Orangensaft und Keksen besteht. Eine Krankenpflegerin gibt Marie-Antoinette ihre Tabletten. Die Servietten, die für das Weihnachtsmahl mit schönen Schildchen versehen werden sollen, sind bald fertig. Brigitte fragt ein letztes Mal: „Haben wir heute unseres Ziel erreicht?“ Marcelle beantwortet die Frage mit einem großem Lächeln: „Ja, klar! Immer, wenn wir mit Ihnen zusammen sind, haben wir Spaß!“&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-3511586060511102365?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/3511586060511102365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=3511586060511102365' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3511586060511102365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3511586060511102365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/01/des-apres-midi-recreatives-pour-papi-et.html' title='Des après-midi récréatives pour Papi et Mamie / Es gibt kein Alter, um Spaß zu haben'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0oyT6M2zwI/AAAAAAAAAM0/clSVPmCNWFU/s72-c/DSCF2483.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-4130666222689655526</id><published>2010-01-06T19:31:00.003+01:00</published><updated>2010-01-06T19:36:14.381+01:00</updated><title type='text'>IDENTITE NATIONALE - « Je me sens Française mais je suis aussi Portugaise. Et fière de l'être.»</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Betty a quitté son pays d'origine, le Portugal, en 1996. Elle avait 21 ans, et voulait découvrir d'autres horizons. Aujourd'hui, elle tient un restaurant dans le XX ème arrondissement de Paris: « Chez Betty », et propose à ses clients un voyage à la croisée du Portugal et de la France. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0TXo4DcFpI/AAAAAAAAAMs/GwsBzvZOH6w/s1600-h/DSCF3664.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0TXo4DcFpI/AAAAAAAAAMs/GwsBzvZOH6w/s400/DSCF3664.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5423696948502468242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Après treize ans de vie parisienne, vous sentez-vous plutôt Française, Portugaise, ou les deux à la fois?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est complexe. Je me sens Française, parce que j'ai fait ma vie d'adulte en France. Mais je suis aussi Portugaise et fière de l'être. Toute mon enfance est liée au Portugal. Dès que je peux, j'y retourne. Même s'il est vrai que quand j'y reste trop longtemps, Paris me manque. Mais quand je suis ici, le Portugal me manque. Là-bas, même les grandes villes sont calmes, contrairement à la capitale française. Lisbonne est une ville claire et colorée. Les gens sont sereins, c'est plaisant. Si je pouvais, je serais tout le temps entre deux avions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Que signifie « être Française » pour vous? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je suis Française parce que je vis ici. Et parce que je vis ici, je respecte les lois françaises. En fait, je crois qu'on doit se sentir chez soi partout où l'on est. J'ai de la chance aujourd'hui d'avoir deux cultures qui sont très ressemblantes, mais aussi très opposées. Au Portugal, on est très famille, on est chaleureux parce qu'on a le soleil, et ça influence la culture culinaire aussi. Je me sens portugaise lorsque je mijote des plats pendant des heures, comme ma mère me l'a appris. Ici, en France, les gens sont plus froids, comme le temps qui est plus gris. Je me sens aussi Française parce que je suis libre de m'exprimer, libre de montrer. Même si, au jour le jour, j'ai l'impression que ça se referme, il n'y a qu'à voir le débat actuel sur l'identité nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Justement, est-ce que vous pensez que l'État peut donner une définition à ce qu'est l'identité nationale française? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Non, ce débat m'exaspère. A tel point que j'évite de lire des choses dessus, parce qu'à chaque fois, j'ai l'impression de lire des aberrations de plus en plus grosses. Pour moi, il n'y a pas d'identité nationale, mais une identité propre à chacun qui peut être multiple. Pour vivre sereinement dans une société, il ne faut pas renier ses origines. Car ce sont nos racines qui font de nous ce que l'on est. Et l'identité d'une personne se construit toute sa vie à travers les rencontres qu'elle fait. Sinon, on est des robots avec nos petits acquis et on n'évolue pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Que pensez-vous de la proposition d'Eric Besson, le Ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale, de créer une sorte de « parrainage républicain » des étrangers en France pour favoriser leur intégration? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est ridicule, j'ai vraiment l'impression de vivre à nouveau dans un pays dictatorial. Parce que moi, j'en sors. Mes parents m'ont élevé dans l'esprit de la résistance à la dictature de Salazar, mon père a été torturé en prison, ça laisse forcément des traces. Ce genre de débat va mener à des extrémismes, parce qu'aujourd'hui, on pousse les gens à choisir entre deux identités. Personnellement, je ne peux pas renier qui je suis. Mon âme est portugaise mais aussi française. Et pourtant, j'ai un papier qui me dit que je ne suis pas Française. Même si je suis européenne, sur ma pièce d'identité, c'est marqué « nationalité portugaise ». Du coup, je ne peux pas voter aux élections nationales. Je vis ici, je travaille ici, je paie les impôts, sauf qu'on me dit que je n'ai pas le droit de choisir qui va décider des lois qui me régissent! Je ne comprends pas comment l'Etat peut demander à des gens de faire en sorte d'être Français, alors que de l'autre côté, il nous rappelle que nous ne sommes pas d'ici, puisqu'on ne vote pas.  C'est frustrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par C.L.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-4130666222689655526?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/4130666222689655526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=4130666222689655526' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4130666222689655526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4130666222689655526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2010/01/identite-nationale-je-me-sens-francaise.html' title='IDENTITE NATIONALE - « Je me sens Française mais je suis aussi Portugaise. Et fière de l&apos;être.»'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/S0TXo4DcFpI/AAAAAAAAAMs/GwsBzvZOH6w/s72-c/DSCF3664.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6550476862046106715</id><published>2009-12-01T18:32:00.003+01:00</published><updated>2009-12-01T18:42:30.185+01:00</updated><title type='text'>Küsschen unter dem Triumphbogen</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sarkozy empfängt Merkel anlässlich der französischen Gedenkfeier zum Ersten Weltkrieg&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVU5TSod-I/AAAAAAAAAMY/S17fE_0M4xY/s1600/DSCF3523.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVU5TSod-I/AAAAAAAAAMY/S17fE_0M4xY/s400/DSCF3523.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410323870763218914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zum ersten Mal in der deutsch-französichen Geschichte hat ein deutscher Bundeskanzler an der Gedenkfeier anlässlich des Waffenstillstandes und der deutschen Kapitulation vom 11. November 1918 teilgenommen. Letzten Mittwoch, um 10.40 Uhr, begleitete Angela Merkel den Präsidenten Frankreichs, Nicolas Sarkozy, ganz gemäß der französischen Tradition, im selben Wagen über die Champs-Elysées. Seit 91 Jahren feiert Frankreich alljährlich den Waffenstillstand von 1918 und den Sieg über die Deutschen. In Paris findet die Gedächtnisfeier unter dem Triumphbogen statt, dort, wo am Grab des „Unbekannten Soldaten“ die Flamme lodert . Sie besteht aus einem Defilee von Soldaten und dem Gesang der Marseillaise, der französischen Nationalhymne. Der 11. November gehört ja zu den Eckpunkten der französischen Geschichte. In jedem Dorf gedenken französische Bügermeister und Bürger vor Kriegerdenkmälen der Gefallenen des „Der des Der“ - „der letzte Krieg“, wie der Konflikt in der 1920er Jahren genannt wurde. Die Konsequenzen sind aber bekannt: auf die deutsche Kapitulation folgt der Versailler Vertrag, dieses „Diktat“ an die Deutschen, das in sich die Wurzeln des deutschen Nationalsozialismus trägt. In Deutschland klingt das Datum dementsprechend anders. Im besten Fall  bedeutet der 11. November den Anfang des Karnevals.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aber dieses Jahr war es anders. Der 11. November war die Gelegenheit, die deutsch-französische Freundschaft in den Mittelpunkt zu stellen. Da es keine Überlebenden des Ersten Weltkrieges mehr gibt, möchte der französische Staatspräsident das traditionelle Weltkriegsgedenken am 11. November künftig auch zu einem Tag der deutsch-französischen Aussöhnung machen. Ein Spalier aus deutschen und französischen Soldaten, Schülern aus beiden Ländern, sowohl beide Nationalhymnen (zuerst instrumentalisch, dann a cappella) als auch "Freude schöner Götterfunken"aus Lautsprechern und die protokollarischen Fahnen, Uniformen und Abschreiten von Ehrenformationen:  die sich auf dem Place de l'Etoile eingefundene Menge wurde Zeuge einer hochsymbolischen Gedenkfeier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy und Angela Merkel sollten auch, wie bereits ihre Vorgänger, einen Beitrag zur Tradition der symbolischen Versöhnung Deutschland-Frankreichs leisten. Im Januar 1963 hatten Charles De Gaulle und Konrad Adenauer sich im Elysée Palast die Hand gereicht. Im September 1984 hatten François Mitterrand und Helmut Kohl auf den frühreren Schlachtfeldern von Verdun Hand in Hand der Kriegeopfer gedacht. Diesmal haben Nicolas Sarkozy und Angela Merkel sich unter dem Triumphbogen geküsst.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Das Paar hat wieder Glauben an einer guten Beziehung geäußert: "Zusammen können wir Großes schaffen", so Sarkozy. Und Merkel sprach von einer “Versöhnung, die sich zur Freundschaft gewandelt hat“. Das deutsch-französisches Tandem scheint seit einigen Wochen fit zu sein. Denn dieses Treffen in Paris war bereits die vierte Begegnung der beiden Staatspräsidenten binnen zwei Wochen. Schon am 9. November hatte der französische Staatschef an den Feierlichkeiten zum 20. Jahrestag des Mauerfalls in Berlin teilgenommen und sein „Wir alle sind Berliner“ öffentlich kund getan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Die Anfangsschwierigkeiten des Paares Sarkozy-Merkel sind schon längst vergessen. Seitdem Frankreich nun wieder der Nato angehört, sind sich die beiden Staatschefs einiger über die   transatlantischen Beziehungen. Darüber hinaus haben sie eine Lehre aus der Finanzkrise gezogen, und auf dem G20 Gipfel von Pittsburgh zusammen festgestellt, dass neue Regeln für den Weltkapitalismus gefordert werden müssen. Auf der europäischen Ebene ist nun der Lissabon-Vertrag verabschiedet. Nun braucht die Europäische Union einen Wagen, der sie zieht. Der französische Staatssekretär für die europäischen Angelegenheiten, Pierre Lellouche, hat selbst neulich behauptet: „Wenn es keine Einigung zwischen Frankreich und Deutschland gibt, passiert  gar nichts in Europa“.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vielleicht kommt es sogar zu ein paar neuen Elementen für die Zusammenarbeit. Das Modell eines deutsch-französischen Ministers propagiert unter anderem von dem ehemaligen sozialistischen Kulturminister Jack Lang – bisher stößt dies aber auf wenig Gegenliebe in Berlin.&lt;br /&gt;Das deutsch-französische Paar scheint zukunftsorientiert zu sein, und Angela Merkel und Nicolas Sarkozy erinnern sich zusammen an vergangene Konflikte, um die Zukunft vorausschauend  zu gestalten. Mit der Gedächtnisfeier vom 11. November haben sie sich wieder einmal, im Namen beider Länder, gegenseitige Freundschaft zugesichert. So Merkel, am Ende ihrer Rede, auf französisch: „Es lebe Frankreich, es lebe Deutschland, es lebe die französisch-deutsche Freundschaft."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. L.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVVT7ET5nI/AAAAAAAAAMg/rmtX2JV7NJ4/s1600/DSCF3514.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVVT7ET5nI/AAAAAAAAAMg/rmtX2JV7NJ4/s400/DSCF3514.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410324328117167730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6550476862046106715?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6550476862046106715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6550476862046106715' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6550476862046106715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6550476862046106715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/12/kusschen-unter-dem-triumphbogen.html' title='Küsschen unter dem Triumphbogen'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVU5TSod-I/AAAAAAAAAMY/S17fE_0M4xY/s72-c/DSCF3523.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-3464277543769091120</id><published>2009-12-01T18:29:00.003+01:00</published><updated>2009-12-01T18:32:13.036+01:00</updated><title type='text'>Ein französischer 9. November</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVS3yCltkI/AAAAAAAAAMQ/vYR4QSrod40/s1600/1706200-2306733.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVS3yCltkI/AAAAAAAAAMQ/vYR4QSrod40/s400/1706200-2306733.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410321645634434626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Was? Ein historisches Datum und Frankreich ist nicht dabei? Wahrscheinlich ein Fehler beim Casting. Genug vom Berliner Mauerfall, der 9. November muss auch französisiert werden. Nein, dieses Mal geht es um „eine große Geste gegenüber Deutschland“, so Pierre Lellouche. Frankreich will den Deutschen seine Freundschaft zusichern. Soweit einverstanden!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montag Abend, 18 Uhr, Place de la Concorde: die französischen Medien sind dabei. Die Schönen und Reichen halten ihren Einzug. Longchamp Handtasche, Goldschmuck, Anzüge. Damen und Herren setzen sich unter das große durchsichtige Zeltdach, vom Publikum abgetrennt. Die Regierung hat viel investiert: 790 000€ für ein riesiges Licht- und Tonspektakel. Zuerst scrollen Bilder der Trennung von Berlinern, Deutschen und Europäern auf den Fassaden des Hotels Crillon und des Marineministeriums.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doch plötzlich ist alle Magie verschwunden. Zwar spielt der große Rostropovitch, aber nicht vor der Mauer. Der Zuschauer muss den Bezug zum 9. November selbst suchen. Dann geben 27 Cellisten ein klassisches Konzert. Zwar befinden sie sich in 27 Kästen die Mauerstücke symbolisieren sollen, aber es werden nur Bilder von Celli und Geigen projiziert. Man muss sich fragen, ob man tatsächlich an der Feier zum Mauerfall teilnimmt oder nicht. Schließlich singt ein Chor die europäische Hymne, allerdings zu weit vom Publikum entfernt: „Ode an die Freude“ ertönt und die europäische Fahne erscheint im Hintergrund. Eine schöne Weise, den Nachbarn zu bezeugen, dass die Franzosen die europäische Integration von Herzen unterstützen. Erinnert das nicht an die Skepsis vom ehemaligen Präsident François Mitterrand gegenüber der Wiedervereinigung Deutschlands oder an das „Nein“ zum europäischen Verfassungsvertrag 2005? Das lässt uns schmunzeln. Aber jeder Anlass ist gut für Frankreich sich auf der internationalen Bühne zu zeigen. Ganz egal, dass gar keine Bilder vom Mauerfall in dieser Show gezeigt werden. Egal, dass die einzige Fahne, die auf dem Platz de la Concorde prangt, blau weiß rot ist. Egal, dass der Zuschauer Berlin vergisst. Frankreich inszeniert sich selbst  und das ist am wichtigsten!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. L.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-3464277543769091120?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/3464277543769091120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=3464277543769091120' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3464277543769091120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3464277543769091120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/12/ein-franzosischer-9-november.html' title='Ein französischer 9. November'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SxVS3yCltkI/AAAAAAAAAMQ/vYR4QSrod40/s72-c/1706200-2306733.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6146808841316920621</id><published>2009-12-01T18:27:00.000+01:00</published><updated>2009-12-01T18:28:18.204+01:00</updated><title type='text'>Tendances - Un écran ultra-fin au pied du sapin</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un nouvel écran plat qui allie design, qualité et écologie sort pour les fêtes de fin d'année. Zoom sur le produit high tech de Noël 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les ans, c'est la même chose. A peine les vacances de la Toussaint sont-elles terminées que les boutiques se parent de rouge et de vert, prêtes à accueillir des foules en délire. Oubliés les soucis financiers! En décembre, les clients déballent volontiers leur porte-monnaie pour dénicher le cadeau dernier cri. La période rêvée pour sortir un nouveau produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout droit sorti de la hotte du Père Noël Samsung, le voici aux premières loges des rayons des télévisions : l'écran plat « mega contrast, energy saving and utra-slim ». Il faut le dire, en anglais, c'est plus sexy, histoire de convaincre le client qu'il se trouve devant la toute nouvelle technologie, le cadeau familial idéal pour les fêtes de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Année après année, de nouveaux écrans plats ont détrôné les anciens modèles: des LCD toujours plus grands (à quand les deux mètres de diagonale?), une image toujours plus contrastée, des prix toujours plus bas. Avec ce nouveau produit, le summum de la finesse est atteint: trois centimètres d'épaisseur, soit sept centimètres de moins qu'un écran plat LCD classique. L'idéal pour fixer la télé sur le mur du salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, ce nouvel écran est doté de la technologie LED (pour Light Emitting-Diode), sur le marché des écrans depuis deux ans. Le principe est simple: on remplace le tube néon fluorescent par des diodes électroluminescentes – ces ampoules sans filament – pour avoir une répartition plus homogène de la lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les couleurs sont plus pures, les contrastes incroyables ! » Le vendeur de Darty a bien retenu la leçon de Samsung. « Surtout, les LED ont une durée de vie plus longue et permettent de consommer jusqu'à 40% d'énergie . » Un produit non seulement design mais aussi écolo. Décidément, ça sera lui le chouchou de Noël. « Les gens l'ont vu à la pub à la télé. Ils viennent pour voir à quoi ça ressemble ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai. Les clients sont là. Ils passent et repassent devant les différents modèles de cet écran LED, sur lesquels défilent des images du dernier James Bond. Les prix vont de 899€ (pour 82 cm de diagonale) à 2990€ (pour 140 cm). « C'est peut-être cher mais ça consomme beaucoup moins qu'un écran normal » souligne Daniel, la cinquantaine. Il scrute le papier avec les indications du produit: « Moins de 105 Watts par heure (Wh)! Rien à voir avec les 400 Wh de l'autre écran là-bas. Et ces trois centimètres d'épaisseur, c'est à peine croyable ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel reviendra peut-être s'acheter un de ces écrans Samsung dans les prochains mois. A moins que d'autres marques proposent le même produit et cassent les prix. Le vendeur, lui, en est convaincu: un grand nombre de sapins auront un de ces écrans télé extra-fins à leur pied le soir de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. L.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6146808841316920621?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6146808841316920621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6146808841316920621' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6146808841316920621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6146808841316920621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/12/tendances-un-ecran-ultra-fin-au-pied-du.html' title='Tendances - Un écran ultra-fin au pied du sapin'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-3214099806138218969</id><published>2009-11-18T18:30:00.001+01:00</published><updated>2009-11-18T18:32:43.600+01:00</updated><title type='text'>INTERNET - Je joue donc je suis</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Même si Internet est désormais entré dans les foyers, les cybercafés ont encore de beaux jours devant eux. La preuve avec Atlanteam, un espace réservé aux jeux vidéos et aux jeux en ligne dans le 20ème arrondissement de Paris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvgCqzF6I/AAAAAAAAAMI/3c5ib0H0F88/s1600/52.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 321px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvgCqzF6I/AAAAAAAAAMI/3c5ib0H0F88/s400/52.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405497680270137250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Photo: www.atlanteam.com&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est déjà tombée depuis 2 heures, les passants se font rares dans la rue des Pyrénées. Au numéro 49, une enseigne marquée d'un « @ » scintille : voici Atlanteam, le café internet du coin. Déjà 19h30, et pourtant une quinzaine d'ordinateurs sur les 40 présents dans la pièce sont occupés. Le silence est roi. A peine entend-on le ronron de la clim' et le cliquetis des touches des claviers.&lt;br /&gt;Au milieu des ordinateurs, deux palmiers en plastique. Il faut dire qu'ici, les internautes entrent dans un univers particulier. Absorbés par leurs écrans, ils s'abandonnent à des jeux vidéos et se métamorphosent en soldat, en guerrier ou en elfe le temps de quelques heures. Portant un casque audio sur ses oreilles, un gars costaud et barbu joue à World of Warcraft. Le voici dans un royaume de magie. Son héros – un mage puissant – déambule dans un labyrinthe fait de ravins et autres pièges.&lt;br /&gt;A sa gauche, quatre ados sont dans un tout autre univers. Des balles jaillissent de la mitrailleuse de leur héros pour aller se loger dans la tête d'ennemis. Du sang pixelisé éclabousse l'écran. « C'est Counterstrike, un jeu de tir en ligne » explique Chaï. « Les terroristes affrontent les anti-terroristes. » Les quatre garçons de 12 ans viennent une heure par jour à Atlanteam. Chaï a beau avoir deux ordis à la maison, il ne trouve pas « ces jeux-là ». Tous les mois, il casse sa tirelire et investit 50€ dans le cybercafé. 50€ pour 25 heures, ça lui revient moins cher que 3€60 l'heure. « Allez, c'est mon tour, sinon, je change le code ». Les ados commencent à chahuter. On n'entend plus qu'eux. La vendeuse leur ordonne de baisser le ton. C'est Chaï aux commandes du soldat de Counterstrike. Le garçon veut engranger un maximum de points « parce qu'avec 4000 points, on a 8 heures d'accès gratuit ».&lt;br /&gt;Le voisin baraqué quitte son univers médiéval-fantastique pour s'acheter une canette de Minute-Maid. Pas besoin de sortir pour les pauses-repas: glaces, paquets de chips et autres boissons sont en vente. Seules les grandes baies vitrées donnant sur la rue sombre rappellent que, dehors, la vie réelle continue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-3214099806138218969?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/3214099806138218969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=3214099806138218969' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3214099806138218969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3214099806138218969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/11/internet-je-joue-donc-je-suis.html' title='INTERNET - Je joue donc je suis'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvgCqzF6I/AAAAAAAAAMI/3c5ib0H0F88/s72-c/52.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-1819338609871654893</id><published>2009-11-18T18:27:00.001+01:00</published><updated>2009-11-18T18:30:17.992+01:00</updated><title type='text'>SOCIETE - Un soir d'automne dans un colombarium</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A l'approche de la Toussaint, Soraya et Sofiane se recueillent sur l'urne cinéraire de leur grand-mère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17h40. Déjà la lune pointe le bout de son nez. La nuit tombe plongeant le cimetière du Père Lachaise dans la pénombre. A l'entrée, une jeune mère profite d'une fontaine pour arroser un gros bouquet de fleurs. Ses deux enfants jouent autour d'elle. « Allez, Sofiane, donne la main à Soraya ». La jeune femme aux longs cheveux blonds se dirige vers le colombarium, laissant une traînée d'eau sur son passage. Derrière elle, Soraya tient son petit frère d'une main. Dans l'autre, elle porte une bougie allumée.&lt;br /&gt;Voici le colombarium, tel un cloître qui entoure le seul crematorium de Paris. La famille traverse une rangée de niches pour urnes dites cinéraires, car contenant les cendres des défunts. Noires, grises ou blanches: les niches se succèdent et se ressemblent. Ici une photo, là un mini-vase accroché à la pierre tombale. Avec des fleurs. Forcément, la Toussaint, c'est dimanche.&lt;br /&gt;« Maïnette » chantonne Sofiane. Le voici devant l'urne cinéraire de sa grand-mère. La niche est en hauteur, et pourtant elle ne passe pas inaperçue. Sur une plaque mosaïque d'un bleu turquoise, des roses peintes, rouges et jaunes, entourent trois lettres capitales dorées: « Maï ». « C'est l'aîné qui a commencé à l'appeler comme ça, et depuis c'est resté » explique la jeune femme, tout en déposant un gros bouquet de chrysanthèmes roses sur le sol, en dessous de l'urne de sa mère. Soraya place sa bougie délicatement près des fleurs. La petite famille fait silence.&lt;br /&gt;Il est temps de repartir. 18h. Le cimetière ferme ses portes. Dedans, une petite bougie continue d'éclairer l'urne cinéraire numéro 1276. Celle de Maï.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvCFvBVNI/AAAAAAAAAMA/83Drb450FDw/s1600/Paris_Columbarium_du_P%C3%A8re-Lachaise01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvCFvBVNI/AAAAAAAAAMA/83Drb450FDw/s400/Paris_Columbarium_du_P%C3%A8re-Lachaise01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405497165697078482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-1819338609871654893?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/1819338609871654893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=1819338609871654893' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/1819338609871654893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/1819338609871654893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/11/societe-un-soir-dautomne-dans-un.html' title='SOCIETE - Un soir d&apos;automne dans un colombarium'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SwQvCFvBVNI/AAAAAAAAAMA/83Drb450FDw/s72-c/Paris_Columbarium_du_P%C3%A8re-Lachaise01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-8891923953063583446</id><published>2009-06-12T12:51:00.001+02:00</published><updated>2009-06-12T12:55:05.631+02:00</updated><title type='text'>Die französischen Parteien: ein nationaler Wahlkampf?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SjIz0JY_axI/AAAAAAAAAL4/pugwWu0_z5E/s1600-h/DSCF2460.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SjIz0JY_axI/AAAAAAAAAL4/pugwWu0_z5E/s400/DSCF2460.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346392678609152786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erst gestern sind die Prospekte der Parteien für die Europa-Wahl in meinem Briefkasse angekommen.  4 Tagen vor der Wahl, nicht zu früh!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 Prospekte für 11 Listen, die antreten. An der Spitze der Umfragen: die UMP (die Rechtspartei von Sarkozy), die PS (sozialistische Partei), die Liste Europe-Ecologie (die Grünen, von Cohn-Bendit) und die neue Zentrumspartei: die Modem (von Bayrou). Und dann eine andere Umweltliste, drei linksextremistischen Parteien, unter deren die NPA (Neue Anti-Kapitalismus Partei) von dem sehr charismatischen Briefträger Besancenot („wir werden ihre Krise, die Krise von Europa, nicht bezahlen“), zwei souveränen Parteien („für ein freies Frankreich und ein Europa der Nationen“) und die rechtsextremetische Partei (Front National).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In den Prospekten sowie in den Fernsehdebatten wird mir eine Sache klar: wir sind weit weg von den echten Herausforderungen dieser Europa-Wahl. Die PS spricht von einer „Änderung“, die UMP ruft die Wähler auf, für die Liste der „Präsidentsmehrheit“ zu wählen. Die Europäische Union ist eine Ausrede, um nächsten Sonntag einen guten Wahlausgang zu erhalten. Egal wenn die Parteien ihre jeweilige Wählerschaft verraten. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denn die französischen Parteien sind mit den anderen europäischen Parteien phasenverschoben. Die Grenze zwischen rechts und links ist in Frankreich viel linker als in  Deutschland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erstes Beispiel: die Sozialistische Partei von Aubry (heute sehr gesplittet) ist oft näher zu Lafontaine als zu Steinmeier. Dieser Wahlkampf ist eine Gelegenheit, eine verlorene Wählerschaft wieder zu gewinnen. Deswegen verspricht die PS gleichzeitig, dass sie „die Beibehaltung aller öffentlichen Dienste“ verteidigen wird, sowie der Hauptlinien der SPE (Sozialdemokratische Partei Europas) im europäischen Parlament folgen wird.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zweites Beispiel: die Modem, Mouvement Démocrate von François Bayrou, die nach der 2007-Präsidentswahl gegründet wurde, hat auf der nationalen Ebene jene Koalition mit der UMP (Partei von Konservativen und Liberalen) ausgeschlossen hat. Mit 18,57% der Stimmen im ersten Wahlgang im Jahre 2005 war Bayrou eine echte Überraschung. Seither ist er der Mann, der gegenüber der 2012-Präsidentswahl Sarkozy Angst macht. Denn Bayrou ist eher wie ein Müntefering oder ein Schröder. Heute hat er viele enttäuschte Sozialisten bezeugt. ABER die Modem bleibt auf der europäischen Ebene Mitglied der ALDE Fraktion (Allianz der Liberalen und Demokraten für Europa), was wenige ihrer Wähler wissen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In beide Fälle frage ich mich, wie die Abgeordneten ihre Versprechen respektieren werden. Die Kluft zwischen der nationalen Realität und deren europäischen ist riesig. Wir brauchen eine Europäisierung der Parteien, wie die Grünen, damit die Wähler die europäischen Herausforderungen besser verstehen. Und damit das europäische Parlament an Eindeutigkeit und Legitimität gewinnt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-8891923953063583446?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/8891923953063583446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=8891923953063583446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8891923953063583446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8891923953063583446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/06/die-franzosischen-parteien-ein.html' title='Die französischen Parteien: ein nationaler Wahlkampf?'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SjIz0JY_axI/AAAAAAAAAL4/pugwWu0_z5E/s72-c/DSCF2460.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-5123883390699203068</id><published>2009-06-04T14:27:00.002+02:00</published><updated>2009-06-04T14:32:09.480+02:00</updated><title type='text'>Eine Französin im Maultaschenland...in Brüssel!</title><content type='html'>Retour sur mon stage de 3 mois à Bruxelles pour sputnik.de de la radio allemande MDR http://my.sputnik.de/Cecile_Europa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie-puVWFKI/AAAAAAAAALw/UuWzu0RUDiI/s1600-h/DFB-3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie-puVWFKI/AAAAAAAAALw/UuWzu0RUDiI/s400/DFB-3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343449106919855266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Die Welt von Brüssel ist nicht nur eine Welt von Technokraten und Politikern der europäischen Institutionen (Kommission, Rat und Parlament). Um diese Institutionen kreisen auch viele Interessenvertretungen. Das sind nicht nur große Lobbys der Unternehmen, oder Vereine und NGOs (Non Goverment Organisations), sondern auch Vertretungen verschiedener europäischen Regionen. Jedes deutsche Bundesland hat seine eigene Vertretung in Brüssel, 15 gibt es insgesamt (denn Schleswig-Holstein und Hamburg teilen die gleiche), und ich habe gerade drei Monaten bei der von Baden-Württemberg ein Praktikum gemacht.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Die Landesvertretung in Brüssel ist nichts anderes als der Gesandte/Botschafter der Regierung von Baden-Württemberg bei der EU.  Da die Europäische Union viele Gebiete beeinflusst, die Sache des Landes sind (wie die Wirtschaft, die Bildung, die Justiz,...), ist es wesentlich für das Land, seine Position und seine eigenen Interessen zu verteidigen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Die Lage der Landesvertretung von Baden-Württemberg bezeugt diesen Wunsch, Einfluss auf den europäischen Entscheidungsprozess zu nehmen. 500 Meter entfernt vom Parlament ist es einfach, für die 23 Mitarbeiter und die 15 Praktikanten zu Fuß in die europäischen Institutionen zu gehen (à propos sind die Bayern noch näher dran. Sie haben ein Schloss im Park des Parlaments!!! Der Wettbewerb ist hoch zwischen den Ländern).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Einerseits vermittelt die Landesvertretung so schnell wie möglich die Informationen nach Stuttgart. Zum Beispiel war ich oft im Parlament, um an Ausschüsse (zB Kultur, Entwicklung, Außenpolitik, …) teilzunehmen, in den die Abgeordneten Gesetzte verabschieden, worüber ich ein Vermerk für das Staatsministerium schreiben musste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andererseits muss die Landesvertretung darauf achten, dass das Land Baden-Württemberg über einen Platz in dem europäischen Kosmos verfügt. Deswegen organisieren die Mitarbeiter und wir, Praktikanten, mindestens 2 mal pro Woche Veranstaltungen. Das heißt: eine interessante Podiumsdiskussion mit eminenten Referenten und dann -am wichtigsten- ein Abendessen mit Bretzel, Bier aus Tannenzapfen, Spätzle und Maultaschen. Der Abend wird im Kellergeschoss einer konstituierten Schwarzwaldstube beendet.&lt;br /&gt;Diese gemütliche Stimmung ermöglicht den Referenten der Landesvertretungen mit den eingeladenen Abgeordneten oder Beamten der Kommission über ihre Projekte zu sprechen. So wird versucht, Druck zu machen. So wird Baden-Württemberg gelobt. So wird das Land „verkauft“.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nach diesem Praktikum habe ich wirklich entdeckt, wie diese europäische Welt der Interessenvertretungen funktioniert. Damit ihre Stimme gehört wird, muss egal welche Gruppe, auch eine Landesvertretung, Druck auf die Institutionen machen. Wie? Um einen Tisch mit Essen und Cocktails. Durch Geld. Geht es wirklich um die europäische Demokratie, von der ich träume?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-5123883390699203068?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/5123883390699203068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=5123883390699203068' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5123883390699203068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5123883390699203068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/06/eine-franzosin-im-maultaschenlandin.html' title='Eine Französin im Maultaschenland...in Brüssel!'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie-puVWFKI/AAAAAAAAALw/UuWzu0RUDiI/s72-c/DFB-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-958037741365957156</id><published>2009-06-04T14:20:00.001+02:00</published><updated>2009-06-04T14:27:09.121+02:00</updated><title type='text'>Die Franzosen und die Europäische Union: „je t'aime, moi non plus“</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie9jMnDzmI/AAAAAAAAALo/AnvJaIEDcB8/s1600-h/DSCF1539.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie9jMnDzmI/AAAAAAAAALo/AnvJaIEDcB8/s400/DSCF1539.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343447895276506722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In einer Woche sollen die französischen Wähler, die in 8 Wahlkreise verteilt sind, 72 Abgeordneten nach Brüssel und Strassburg senden. Das erste Mal seit dem 2005 Referendum, dass die Franzosen die Gelegenheit haben, sich über Europa zu äußern. Vier Jahre später scheint es fast so zu sein, dass nichts geändert hat. Die Leinwand ist immer die gleiche: „je t'aime, moi non plus“ (ich liebe dich, ich auch nicht).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2005 hatten die Franzosen das Gefühl, dass ihre Forderung eines sozialeren Europas herhört werden könnten. Das war damals einer der Punkte im Präsidentsschaftswahlkampf von Nicolas Sarkozy: „Sie werden gehört werden, ich verspreche es Ihnen“. Sozusagen: Frankreich wird keine Souveränität verlieren, denn davor haben wir Franzosen am meisten Angst.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Die französsiche Ratspräsidentschaft war ein großer Moment für uns - „Sarkozy ist zur Zeit Präsident von Europa“ konnte in ganz Frankreich gelesen oder gehört werden. Die Franzosen hatten das Gefühl, sie hatten die EU stark getragen. Selbst die politischen Gegner von Sarkozy haben ihn gelobt. Die Auflösung der Krise in Georgien, die Verabschiedung des Klimat-Pakets, die ersten Reaktionen auf die Finanzkrise: es hat Frankreich gelegen, von eiserner Hand die EU zu regieren. Die französische Ratpräsidentschaft hat auf diese Weise das Thema Europa auf dem Tisch gelassen – in einem positiven Sinne, weil Frankreich seine Positition behaupten konnte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Die Wirtschaftskrise schlug einen anderen Ton in Frankreich sowie in den meisten EU-Ländern an. Da die Wahl vom 7. Juni die erste Wahl seit dem Anfang der Wirtschaftskrise ist, werden die französischen Wähler die Gelegenheit nutzen, um ihre Unzufriedenheit gegen die Krise zu äußern. Angesichts des Anstiegs der Arbeitslosigkeit, der Betriebsstillegungen, der kommenden Kürzungen von Subventionen (Förderungsmittel) im Rahmen der EU-Agrarpolitik wird Europa wieder der perfekte Sündenbock sein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Außerdem findet die Europa-Wahl genau am zweijährigen Amtsjubiläum von Nicolas Sarkozy statt. Die Medien sowie seine politischen Gegner ziehen gerade eine Bilanz. Als kein Zufall, dass François Bayrou, der Vorsitzende der neuen Zentrumspartei MoDem (Mouvement Démocrate), ein brennendes Pamphlet Ende April veröffentlicht hat („Abus de pouvoir“). Während die Europa-Wahl in Deutschland eine Probe für die Bundestagswahl vom September sein wird, wird sie in Frankreich ein Mittel für Sarkozy sein, zu beobachten, ob die Franzosen seine Politik immer noch unterstützen. Und wird die andere Parteien ermöglichen, ihre eigene Wähler wieder zu sammeln und ihre Punkte zu zählen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eine Europa-Wahl, die immer eine Ausrede für die Innenpolitik ist. Und eine Europäische Union, die dementsprechend immer weiter weg für die Franzosen scheint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Article pour sputnik.de, la radio jeune de MDR)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-958037741365957156?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/958037741365957156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=958037741365957156' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/958037741365957156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/958037741365957156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/06/die-franzosen-und-die-europaische-union.html' title='Die Franzosen und die Europäische Union: „je t&apos;aime, moi non plus“'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Sie9jMnDzmI/AAAAAAAAALo/AnvJaIEDcB8/s72-c/DSCF1539.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-193052824890191083</id><published>2009-04-26T17:52:00.006+02:00</published><updated>2009-04-27T09:37:19.608+02:00</updated><title type='text'>Quatre saisons en mode migraine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SfSDxqRwXEI/AAAAAAAAALY/Xgp0XVwtFcg/s1600-h/n516673226_883363_2145.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 268px; height: 350px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SfSDxqRwXEI/AAAAAAAAALY/Xgp0XVwtFcg/s400/n516673226_883363_2145.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329029148271729730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est l'histoire d'une bête, d'un monstre qui somnole dans mon crâne.&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'un volcan en sommeil. Prêt à exploser à tout moment.&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une balle de révolver coincée dans ma tempe gauche. D'un casque de cosmonaute ou de chevalier qui m'empêche de respirer.&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une lave qui monte, qui monte et qui ravage tout sur son passage.&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une migraine qui s'installe et qui reste. Qui m'ankylose. Qui m'use.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son histoire à ELLE.  ELLE qui a modifié ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre saisons en mode migraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissent mes écrits vous aider à comprendre le mal qui me hante et contre lequel je lutte. Puissent mes mots (externes) expliquer mes maux (internes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cécile&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SfSEO17je3I/AAAAAAAAALg/g86LsTe7SGM/s1600-h/crane.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 256px; height: 256px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SfSEO17je3I/AAAAAAAAALg/g86LsTe7SGM/s400/crane.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329029649616042866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Là où l'enfer s'est installé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me contacter pour lire mes écrits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-193052824890191083?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/193052824890191083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=193052824890191083' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/193052824890191083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/193052824890191083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/04/quatre-saisons-en-mode-migraine.html' title='Quatre saisons en mode migraine'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SfSDxqRwXEI/AAAAAAAAALY/Xgp0XVwtFcg/s72-c/n516673226_883363_2145.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-7524418669057508368</id><published>2009-01-25T12:02:00.003+01:00</published><updated>2009-01-25T12:07:51.632+01:00</updated><title type='text'>2009: le calvaire du SPD?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Les relations entre le SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) et son nouveau concurrent de gauche, die Linke (la Gauche), sont pour le moins difficiles. A l’heure du passage aux urnes, le traditionnel parti social-démocrate allemand a du souci à se faire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Née en juin 2007 de la fusion de l’Alternative électorale travail et justice sociale, mouvement principalement ancré à l’Ouest, regroupant les déçus de l’ère Schröder, et du PDS, parti d’extrême gauche de l’Est, die Linke (la Gauche) a su rapidement s’implanter dans le paysage politique allemand…au détriment du SPD. En 2008, die Linke a réussi à rafler quelques sièges dans les Landtag (Parlements des Länder) en dépassant la barre des 5% lors des scrutins régionaux. Son électorat ? Des déçus du parti social-démocrate, membre de l’actuelle Grande Coalition avec le CDU/CSU d’Angela Merkel. Alors que le SPD ralliait plus de 30% des électeurs jusqu’en 2007, son score actuel franchit à peine les 20% d’après les sondages. A l’heure de la crise économique, die Linke pointe du doigt le désastre causé par les fameuses lois Harz IV (du gouvernement Schröder) sur la flexibilité du travail et critique sévèrement le SPD qui n’arrive même pas à imposer la mise en place d’un salaire minimum au sein de la Grande Coalition. Le parti d’extrême gauche a le vent en poupe. Les sondages lui donnent d’ailleurs 13% des voix, soit le même score que le FDP (le parti libéral) et trois points de plus que les Verts, ce qui confirme l’existence d’un système à cinq partis, au détriment des deux plus gros – surtout du SPD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Coalition SPD-Linke ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parti social-démocrate semble en crise. Et 2009, la Superwahljahr, super année électorale (élections législatives, du Président de la République, élections européennes et scrutins régionaux et municipaux) sera une année décisive. Afin de gagner en clarté, les membres du parti ont choisi en octobre 2008 un nouveau duo de lignée centriste : à la tête du parti, l’ex vice-chancelier Franz Müntefering, et en candidat à la chancellerie Frank-Walter Steinmeier, l’actuel ministre des Affaires Etrangères. Ces deux éléphants du parti ont dès lors annoncé un refus strict de former une coalition avec Die Linke au niveau fédéral. En revanche, ils ont laissé le feu vert accordé par l’ex dirigeant du parti Kurt Beck aux dirigeants locaux des Länder. Une coalition rouge-rouge (SPD/Linke) est à priori possible, à l’instar du gouvernement du Land de Berlin. C’était sans compter sur les scissions profondes du parti social-démocrate sur cette question sensible. Le Land de Hessen a été le miroir de cet imbroglio politique tout au long de l’année 2008. Par deux fois, en mars et en novembre, la candidate du SPD Andrea Ypsilanti a tenté de former un gouvernement avec le soutien du parti Die Linke, et a vu ses projets torpillés par quatre députés de ses propres troupes. Résultat : les élections de janvier 2009 ont donné une majorité claire aux partis de droite, une coalition CDU/FDP (Libéraux) est reconduite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SXxHMsaXg8I/AAAAAAAAALA/oorpw5mSMHY/s1600-h/m%C3%BCntefering.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SXxHMsaXg8I/AAAAAAAAALA/oorpw5mSMHY/s400/m%C3%BCntefering.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5295185545286616002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Steinmeier et Müntefering: un SPD en crise? (Photo: DPA)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Quelle stratégie adopter pour cette Super année électorale ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces doubles règles du SPD, aux niveaux national et régional, renforcent le problème de crédibilité du parti auprès de l’électeur centriste. Face aux nombreuses élections à venir, le SPD a intérêt à clarifier les choses. Est-il toujours prêt à accepter de coopérer avec die Linke au niveau des Länder en vue des élections des Landtag de Brandenbourg, de Sarre, de Thuringe et de Saxe ? Va-t-il faire alliance avec ce nouveau concurrent lors de l’élection au suffrage indirecte du Président de la République fédérale allemande, afin d’imposer sa candidate Gesine Schwann le 23 mai prochain ? Surtout, quelle stratégie va définitivement adopter le SPD en vue des élections législatives le 27 septembre ? Le scrutin proportionnel risque d’accentuer les déséquilibres du système à cinq partis. Le SPD ne pourra certainement plu faire alliance seul avec les Verts et les Libéraux. S’il veut conserver le pouvoir, le SPD devra alors à nouveau gouverner avec son partenaire actuel le CDU/CSU (mais les Allemands saturent de cette Grande Coalition) ou… se tourner vers l’extrême gauche. A moins qu’il ne réussisse à reconquérir son électorat récupéré par die Linke. Espérons que la crise soit l’occasion pour le SPD de prôner une véritable politique sociale sans déverser dans le populisme de son adversaire pour la simple pêche aux voix.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-7524418669057508368?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/7524418669057508368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=7524418669057508368' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7524418669057508368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7524418669057508368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2009/01/2009-le-calvaire-du-spd.html' title='2009: le calvaire du SPD?'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SXxHMsaXg8I/AAAAAAAAALA/oorpw5mSMHY/s72-c/m%C3%BCntefering.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-3023125978612417567</id><published>2008-11-19T23:54:00.008+01:00</published><updated>2008-11-20T00:13:28.277+01:00</updated><title type='text'>Des ordres / Désordres</title><content type='html'>Difficile de mettre des mots sur mes émotions. Il y a tout juste une semaine, un spectacle de danse contemporaine m'a littéralement transportée. « Choc émotionnel »: voici les mots que j'ai du employer en sortant.&lt;br /&gt;Des ordres, Désordres. Récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SSSb8ntEB3I/AAAAAAAAAJE/syKV6WWovv0/s1600-h/z_1543_desordres.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 267px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SSSb8ntEB3I/AAAAAAAAAJE/syKV6WWovv0/s400/z_1543_desordres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270508929682769778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lumière s'éteint. La salle fait silence. J'aime ce moment, où, dressée sur mon siège, je me demande ce que va m'offrir la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier spectacle, Hervé Maigret: un décor hors du commun, des années 50, à la Dogville, des traits sur le sol. Des habitants d'un petit village. Ici une scène d'école, là un jeu de cartes. Tout en couleurs, tout en mouvements. Le quotidien dansé. Les corps s'agitent aux 4 coins de la scène: ce sont eux les véritables stars, porteur des sentiments des personnages -du rire devant l'écran de cinéma au drame du viol. La cloche sonne. Sortie de ce monde imaginaire. Bouleversée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième spectacle, Andonis Foniadakis. Décor nu. Un corps à terre. La boule bouge et rebouge. Se tord dans tous les sens. Tente de repousser ses propres limites. Entre danse classique et art abstrait, six danseurs aux costumes pastels se cherchent. C'est impulsif, primitif, animal. Dérangeant. Déroutant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième levée de rideau, Alexander Ekman. La troupe de danseurs au complet. Ils sont une vingtaine à marcher les uns à la suite des autres. On dirait des pingouins, tout vêtus de noir et blanc. Ils comptent. S'arrêtent. Rient. Gesticulent. Repassent. Du théâtre tout en dansant, des grimaces aux passages de rire. C'est fin. C'est beau.&lt;br /&gt;Un petit intermède clownesque. Et c'est reparti pour des jeux corporels à n'en plus finir. Cache-cache derrière les tables. Sauts, pirouettes. Je m'amuse. Comme une folle. Je ris aux éclats devant un spectacle de danse.&lt;br /&gt;Des seaux d'eaux arrosent les corps. Ils fondent, disparaissent. Leurs ombres sont projetées sur le fond. La fin approche. Rires et larmes se confondent. L'émotion m'envahit. Je suis pleine à craquer. Transportée. Désordonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La danse comme un vent frais... Une brise d'été un soir d'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir un aperçu de Flockwork (la musique est différente): http://www.youtube.com/watch?v=EmZPAIJ_uWo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-3023125978612417567?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/3023125978612417567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=3023125978612417567' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3023125978612417567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3023125978612417567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/11/des-ordres-dsordres.html' title='Des ordres / Désordres'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SSSb8ntEB3I/AAAAAAAAAJE/syKV6WWovv0/s72-c/z_1543_desordres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6876880056463703424</id><published>2008-10-19T17:08:00.007+02:00</published><updated>2008-10-19T17:16:26.336+02:00</updated><title type='text'>ART – Käthe Kollwitz, femme, mère et génie</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;(Retour sur une artiste qui m'a profondément marquée)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sculptait et lithographiait dans son atelier de Prenzlauerberg. Révoltée contre la misère, hantée par la mort de son fils, Käthe Kollwitz est une de ces artistes prodigieuses dont les œuvres sont pleines de souffrance et d’amour. D’humanité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Weiβenburgerstraβe : cette rue n’existe plus. Aujourd’hui, elle porte le nom du locataire du numéro 25. Käthe Kollwitz. Ce petit bout de femme a habité avec sa famille dans le quartier ouvrier de Prenzlauerberg de 1891 à 1942. C’est ici que, confrontée à la misère au quotidien, elle commence à se révolter contre l’injustice sociale et la détresse humaine. « Je veux agir à cette époque où les gens sont si désemparés et ont tant besoin de secours » affirme-t-elle en 1922. La gravure, la sculpture et la lithographie seront ses armes. La pauvreté, la faim et la guerre ses ennemis. Un engagement socialiste et pacifiste qui lui vaudra d’être exclue de l’Académie des Beaux-Arts de Prusse en 1933, lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une mèr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e obsédée par la Mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOs0iKU6I/AAAAAAAAAI8/prJRkwj4Ipo/s1600-h/pieta.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOs0iKU6I/AAAAAAAAAI8/prJRkwj4Ipo/s400/pieta.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258883521808323490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:85%;" &gt;Un&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:85%;" &gt;e reproduction de la Pietà (1937) trône au milieu de la « Nouvelle Garde » sur Unter den Linden.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les tisserands de Silésie révoltés contre le pouvoir qu’elle dessine en 1898. C’est la dépouille du socialiste Karl Liebknecht qu’elle sculpte sur bois en 1919. Ce sont surtout ces soldats enrôlés qu’elle crayonne tels des fantômes hypnotisés par la propagande de guerre. Car le destin de Käthe Kollwitz bascule un jour d’octobre 1914 lorsque son fils Peter tombe au front en Belgique. Une mort qu’elle n’arrivera jamais à surmonter et qui hantera le reste de son œuvre. Ses lithographies tournent autour du triptyque de la mère, l’enfant et la Mort. On y voit des visages d’enfants apeurés, emportés par une mort personnalisée toute puissante. On y voit des mères désespérées et abattues par la perte de l’être aimé. Des femmes fortes et faibles à la fois, tantôt prêtes à faire « une tour de mères » pour protéger leur bien le plus cher, tantôt s’effondrant face au corps mort de la chair de leur chair. Sa Pietà n&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOd3e2P2I/AAAAAAAAAI0/upvMeP26DzY/s1600-h/mutter+mit+kindern.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOd3e2P2I/AAAAAAAAAI0/upvMeP26DzY/s400/mutter+mit+kindern.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258883264901693282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ous dit toute la souffrance du deuil d’un parent. Sa sculpture d’une mère serrant ses enfants prisonniers entre ses cuisses et ses bras révèle la force de l’amour maternel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:85%;" &gt;« Mutter mit zwei Kindern » 1934&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une femme tenace et pleine de vie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOSx1N8kI/AAAAAAAAAIs/UWz3j0obfeY/s1600-h/anruf+auf+tod.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOSx1N8kI/AAAAAAAAAIs/UWz3j0obfeY/s400/anruf+auf+tod.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258883074406347330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;« Anruf auf Tod » 1934/35&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années et de ses œuvres, Käthe Kollwitz semble avoir apprivoisé la mort, tel un destin au devant duquel elle court – comme nous tous. En 1935, elle dessine une vieille femme qui sent une main sur son épaule et est prête à la suivre. « L’appel de la mort » se fait entendre. Ses autoportraits, tels un journal intime, sont d’une honnêteté absolue avec le spectateur. Les rides apparaissent avec le temps. En 1934, à 67 ans, l’artiste se représente le regard triste, le visage fatigué. Son silence l’a dit condamnée, alors qu’elle est déjà interdite d’exposer sous le Troisième Reich. Elle nous fixe droit dans les yeux, les lèvres quelque peu entrouvertes, sa main droite apposée sur son crâne. A travers le temps, elle semble nous transmettre le quelque peu de courage &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOGz5tIcI/AAAAAAAAAIk/OzZHdgQ_tn4/s1600-h/kollwitz_selbstbildnis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOGz5tIcI/AAAAAAAAAIk/OzZHdgQ_tn4/s400/kollwitz_selbstbildnis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258882868803609026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et d’espoir en un monde meilleur qui lui reste. C’est ce portrait d’une femme téméraire, forte et pleine d’amour qui demeure. Une artiste débordant d’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);font-size:85%;" &gt;Selbstbildnis, 1934&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile Leclerc (www.lepetitjournal.com/berlin.html) Juillet 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le musée Käthe Kollwitz de Berlin regroupe un ensemble de 200 estampes et une série de 70 dessins et affiches originales, ainsi que 15 sculptures de bronze. Audio-guide en français – Fasanenstr. 24 – ouvert tous les jours 11h-18h. 5€/2,50€  http://www.kaethe-kollwitz.de/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6876880056463703424?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6876880056463703424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6876880056463703424' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6876880056463703424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6876880056463703424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/10/art-kthe-kollwitz-femme-mre-et-gnie.html' title='ART – Käthe Kollwitz, femme, mère et génie'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPtOs0iKU6I/AAAAAAAAAI8/prJRkwj4Ipo/s72-c/pieta.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-5885083301412667265</id><published>2008-10-14T23:22:00.005+02:00</published><updated>2008-10-14T23:30:42.128+02:00</updated><title type='text'>Juste pour dire....</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;que j'ai mon coeur dans mon cerveau,&lt;br /&gt;que c'est une véritable lave brûlante qui monte, qui monte,&lt;br /&gt;que je me demande souvent si le volcan va exploser,&lt;br /&gt;que je sur-vis avec cette tête lourde,&lt;br /&gt;que j'ai souvent envie de tout abandonner,&lt;br /&gt;mais que, toujours, l'espoir revient au grand galop,&lt;br /&gt;et que sans vous, ça serait pire que tout.&lt;br /&gt;Que l'écriture me soulage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPUPIQsMlUI/AAAAAAAAAIc/llv8dxbmj_g/s1600-h/DSCF2053.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPUPIQsMlUI/AAAAAAAAAIc/llv8dxbmj_g/s400/DSCF2053.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257124774618633538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je rêve de retrouver un crâne paisible, pareil à ces montagnes enneigés...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-5885083301412667265?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/5885083301412667265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=5885083301412667265' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5885083301412667265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5885083301412667265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/10/juste-pour-dire.html' title='Juste pour dire....'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SPUPIQsMlUI/AAAAAAAAAIc/llv8dxbmj_g/s72-c/DSCF2053.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6440024478013786921</id><published>2008-10-09T22:40:00.007+02:00</published><updated>2008-10-09T22:49:53.272+02:00</updated><title type='text'>Hier und da</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;(J'interromps cette rétrospective de mes articles écrits au Petit Journal pour vous partager un "texte" tout droit sorti de mon intimité, que j'ai retrouvé au fond d'un tiroir...) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hier und da.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bist hier, ich bin hier.&lt;br /&gt;Drinnen warm, kalt draußen&lt;br /&gt;Die Gitarrensaite als Echo unserer Stimmen.&lt;br /&gt;In dem gedämpften Licht&lt;br /&gt;Dein glänzendes Gesicht.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bist hier, ich bin hier.&lt;br /&gt;Der hellblaue Himmel der Nacht.&lt;br /&gt;Unsere Körper vor Kälte erstarrt.&lt;br /&gt;Das Rauschen des Windes in unseren Ohren&lt;br /&gt;Hat uns den Wunsch gesungen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bist hier, ich bin hier.&lt;br /&gt;Warmes gemütliches Zimmer.&lt;br /&gt;Unsere Augen blicken ineinander&lt;br /&gt;Du in mir, ich in dir,&lt;br /&gt;Musik unserer Atemzüge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bist hier, ich bin da.&lt;br /&gt;Die Zeit eilt wie der Wind&lt;br /&gt;Und wartet nicht auf uns.&lt;br /&gt;Die Melodie meiner Tränen&lt;br /&gt;Und meiner Schritte – Vorwärts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ich bin da.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO5t7ewvTPI/AAAAAAAAAIU/iwdidPIi8YE/s1600-h/DSCF5107.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO5t7ewvTPI/AAAAAAAAAIU/iwdidPIi8YE/s400/DSCF5107.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255258683825147122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6440024478013786921?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6440024478013786921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6440024478013786921' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6440024478013786921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6440024478013786921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/10/hier-und-da.html' title='Hier und da'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO5t7ewvTPI/AAAAAAAAAIU/iwdidPIi8YE/s72-c/DSCF5107.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6060372207789568238</id><published>2008-10-09T13:39:00.006+02:00</published><updated>2008-10-09T13:42:57.506+02:00</updated><title type='text'>DECOUVERTE - Voyage au bout du monde : les jardins de Marzahn</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO3toX_RzMI/AAAAAAAAAIE/XZ7oOcsgnSE/s1600-h/Jardins_main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO3toX_RzMI/AAAAAAAAAIE/XZ7oOcsgnSE/s400/Jardins_main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255117618101210306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Berlin, ville verte ? On n’en doute plus. Mais saviez vous que le monde vous tend les bras dans la banlieue est de Berlin ? Le parc de Marzahn vous offre un voyage végétal à travers le temps et l’espa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ce. Reportage dans ce petit Eldorado des sens. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marzahn. Station de S-Bahn, tout le monde descend. Le bus 195 vous transporte, direction : le paradis. Oubliez les clichés banlieue, et commencez à rêver : vos pieds foulent l’herbe nue, vos joues sentent la légère brise du vent ? Vos yeux sont inondés du vert des arbres et du bleu du ciel ? Vous n’entendez plus que la mélodie de l’eau ? C’est bon, vous avez perdu pied, que l’évasion commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des jardins asiatiques à la recherche de l’harmonie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Escale numéro 1 : Bali. Sous la serre : un temple, une chaleur tropicale, des fleurs luxuriantes. On verrait presque les nymphes divines danser sous nos yeux. Car ici, l’homme doit trouver l’harmonie parfaite avec lui-même, avec la nature mais également avec les dieux. Cette philosophie de vie se retrouve dans les autres jardins asiatiques. En Corée, vous vous trouvez dans « la maison de la joie solitaire », seul avec la forêt, l’eau et des pierres. La simplicité est de mise. Au Japon, vous suivez le cours d’eau comme vous suivez le cours de votre vie : en tourbillonnant, parfois en faisant marche arrière, et en terminant sur cette pelouse de cailloux ratissés. La perfection comme but ultime. Dernière escale asiatique, la Chine vous offre de grands espaces. Ses ponts transportent les promeneurs des lacs ornés de nénuphars aux pavillons chinois, dans lesquelles ils peuvent se poser sur un banc. Et trouver la joie et la sérénité dans l’isolement avec la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un havre de paix sensuel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Autre époque, autre lieu : voici un jardin de la Renaissance italienne, récemment inauguré. On s’imagine aisément un bal masqué entre les arbustes taillés et les fontaines chantantes, des femmes en robes bouffantes courant dans les rangées de ce jardin symétriquement parfait. Le tour du monde s’achève déjà, voici la dernière halte : le jardin oriental. Passez la porte de la mosquée et entrez au paradis tel qu’il est décrit dans le Coran : les arbres fruitiers sont en abondance, les fleurs dressent un tableau aux mille couleurs, l’eau jaillit de nulle part. Difficile de quitter ce palais des sens. Le temps s’est arrêté dans les jardins du monde de Marzahn. « Le parc pour se reposer » (Erholungspark) : tel est son nom. Qu’il en soit ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile LECLERC (www.lepetitjo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;urnal.com/berlin.html) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO3t-_32HUI/AAAAAAAAAIM/5_RPekQNSho/s1600-h/03seoul1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO3t-_32HUI/AAAAAAAAAIM/5_RPekQNSho/s400/03seoul1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255118006764576066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des jardins pour tous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Famille : Des espaces pour courir, des terrains de jeux à dispositions entre les six jardins, et un labyrinthe rassemblant petits et grands… pour une durée indéterminée. Saurez vous en sortir ?&lt;br /&gt;Flâneurs : Du gazon à perte de vue pour vous poser autour d’un bon bouquin. Des chaises et transats sont à disposition du public. Certains amènent même leur maillot de bain et crème de bronzage !&lt;br /&gt;Personnes âgées : L’idéal pour se promener dans un grand espace vert : « ça permet de prendre l’air quand on habite dans une grande ville comme Berlin » témoigne cette allemande d’un certain âge. Si vos pieds sont fatigués, possibilité de se faire emmener par des voiturettes.&lt;br /&gt;Snacks et cafés dans le parc. Arrêtez-vous notamment à la maison du thé du jardin chinois !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6060372207789568238?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6060372207789568238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6060372207789568238' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6060372207789568238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6060372207789568238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/10/decouverte-voyage-au-bout-du-monde-les.html' title='DECOUVERTE - Voyage au bout du monde : les jardins de Marzahn'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SO3toX_RzMI/AAAAAAAAAIE/XZ7oOcsgnSE/s72-c/Jardins_main.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6963534697703182525</id><published>2008-10-06T23:09:00.008+02:00</published><updated>2008-10-06T23:18:30.612+02:00</updated><title type='text'>HISTOIRE – Autour du Bundesrat, trois siècles d’histoire</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;De 1740 à nos jours, la Leipziger Straβe a vu passer Mendelssohn, Bismarck ou Göring. Dans les murs du Bundesrat, revivez les drames et les grandeurs qu’a connu Berlin ces trois derniers siècles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_Wr3d8dI/AAAAAAAAAHc/jknUOse9A4c/s1600-h/Bundesrat_main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_Wr3d8dI/AAAAAAAAAHc/jknUOse9A4c/s400/Bundesrat_main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254151942990328274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Le Bundesrat, Leipziger Strasse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;2000.&lt;/span&gt; Les organes politiques allemands emménagent à Berlin. Le Bundesrat, seconde chambre du Parlement, s’installe au numéro 3 de la Leipziger Straβe. Les travaux de rénovation viennent tout juste de s’achever. Douze fois par an, les représentants des Länder investissent ce haut lieu ayant traversé les trois derniers siècles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D’une manufacture à la « Maison des Seigneurs prussiens »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1740&lt;/span&gt;. Au numéro 3 de la Leipziger Straβe, un palais baroque voit le jour sous le règne de Frédéric Guillaume Premier, roi de Prusse. Vingt ans plus tard, un commerçant y installera sa manufacture de soie. La maison voisine, le numéro 4, fera office de manufacture de porcelaine. L’industrie suit son cours.&lt;br /&gt;Au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;XIXème siècle&lt;/span&gt;, le palais revient aux mains de la bourgeoisie : c’est la famille Mendelssohn-Bartholdy qui s’y installe. Les grands intellectuels de la société, tels les frères Humboldt, investissent les lieux. C’est d’ailleurs en ces murs que Felix Mendelssohn aurait composé la musique de son Songe d’une nuit d’été.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1851&lt;/span&gt;. Finis le commerce et les salons intellectuels, place à la politique ! Le bâtiment accueillera désormais les Seigneurs du royaume : 180 représentants de la noblesse prussienne, des princes de sang mais aussi des bourgeois élus au suffrage censitaire. Dans cette Chambre des pairs, point de débats houleux, mais un veto apposé de temps à autre à la Chambre des députés. Trente ans plus tard, les Seigneurs se voient privés de leur jardin : derrière leur palais se dresse le Landtag prussien au Niederkirchnerstraβe 5. Aujourd’hui, ce sont toujours des déput&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_MDb-2nI/AAAAAAAAAHU/54T0PNEq42I/s1600-h/Maison_des_deputes_Main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_MDb-2nI/AAAAAAAAAHU/54T0PNEq42I/s400/Maison_des_deputes_Main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254151760338934386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;és qui y siègent : ceux du Land de Berlin. Les deux bâtiments partagent encore une cour commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;L'actuelle maison des députés, Niederkirchnerstraβe 5&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du Troisiè&lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_AdALXrI/AAAAAAAAAHM/JUaLZXg0pjM/s1600-h/Ministere_finances_main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_AdALXrI/AAAAAAAAAHM/JUaLZXg0pjM/s400/Ministere_finances_main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254151561043205810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;me Reich à la RDA&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le ministère des Finances ou l'architecture nazie au coeur de Berlin&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1918. &lt;/span&gt;L’Empire allemand est mort, la République de Weimar naît difficilement de ses cendres. La Prusse n’est plus qu’un simple Land de la nouvelle Allemagne et son conseil siège dans l’ancienne Maison des Seigneurs. L’arrivée du NSDAP au pouvoir sonne la fin de la République. C’est Hermann Göring, haut-chef de l’Armée de l’air, qui s’installe au numéro 3 de la Leipziger Straβe. Jugeant le palais trop étroit, il fait construire en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1936&lt;/span&gt; un gigantesque Ministère de l’aviation du Reich au numéro 5 de la Leizigerstraβe. 2000 bureaux, 56000m² de surface : le bâtiment impressionne et domine la Wilhelmstraβe. Après la guerre, le régime du SED (le PC allemand de l’Est) y installera sa Maison des Ministères, tandis que la Commission au Plan travaillera dans la maison voisine…. dans l’ancienne Maison des Seigneurs. Au bout de la rue, on pourra alors apercevoir le mur séparant l’Est de l’Ouest sur la Potsdamer Platz. Aujourd’hui, le Ministère des Finances loge dans le bâtiment d’architecture nazie, aux côtés du Bundesrat et de la Maison des députés berlinois. Trois organes politiques éminents dans plusieurs dizaines de mètres carrés traversés par l’histoire allemande. Une rue chargée du passé. Désormais tournée vers l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile Leclerc (www.lepetitjournal.com/berlin.html) Juin 2008&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6963534697703182525?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6963534697703182525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6963534697703182525' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6963534697703182525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6963534697703182525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/10/histoire-autour-du-bundesrat-trois.html' title='HISTOIRE – Autour du Bundesrat, trois siècles d’histoire'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SOp_Wr3d8dI/AAAAAAAAAHc/jknUOse9A4c/s72-c/Bundesrat_main.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-7998183160392199922</id><published>2008-09-20T18:57:00.006+02:00</published><updated>2008-09-20T19:06:29.784+02:00</updated><title type='text'>BALADE – Postdam, un jour en Prusse</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Sévèrement bombardée pendant la guerre et durablement ancrée en RDA, Potsdam retrouve aujourd’hui sa splendeur passée, du temps des rois de Prusse. Prenez le temps de flâner dans cette cité perchée au&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; bord de la Havel…et revenez y !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsIt6F7II/AAAAAAAAAG0/vY0-ccLsVhs/s1600-h/potsdam_main2.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsIt6F7II/AAAAAAAAAG0/vY0-ccLsVhs/s400/potsdam_main2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248149469044010114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Un bout d’Hollande (Photo. LPJ-Cécile Leclerc)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes arrivés à la gare de Potsdam. Vous voici prêt à traverser la Havel et à affronter les grues et autres engins de travaux. Car la seconde capitale de Prusse –après Berlin– se refait une beauté. Sur la Yorckstraβe ou la Brandenburgerstraβe, de superbes maisons baroques défilent sous vos yeux, donnant des teintes orangées, roses et jaunes à la vieille ville. Parfois, une façade délabrée rappelle que le Brandenbourg était en RDA. Derrière la place du Bassin surplombée par l’Eglise St Pierre St Paul de style byzantino-roman, voici la « petite Hollande de Prusse ». L’empereur Frédéric Guillaume Ier fit aménager ces quelques 150 maisons à partir de 1734 pour accueillir des artisans néerlandais réputés dans l’art d’assécher les terrains marécageux. Aujourd’hui, il fait bon flâner dans ce quartier hollandais,  abritant des cafés, galeries d’art et autres antiquaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sans Souci, le Versailles prussien&lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsbgFK33I/AAAAAAAAAG8/Vh1SATCNhuA/s1600-h/potsdam_main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsbgFK33I/AAAAAAAAAG8/Vh1SATCNhuA/s400/potsdam_main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248149791749889906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Le château rococo de Frédéric le Grand (Photo. LPJ-Cécile Leclerc)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poussez désormais jusqu’au parc royal. Lorsqu’il arrive sur le trône en 1740, Frédéric II se fait construire, sur ses propres plans, une nouvelle résidence. Souverain éclairé, ami des arts et francophile –on raconte même qu’il maîtrisait mieux la langue française que celle allemande–, le roi baptise son château « Sans Souci » : tout un programme ! C’est ici, dans ce chef d’œuvre rococo, que Frédéric le Grand donne ses dîners philosophiques, accompagné de philosophes, peintres et musiciens. Voltaire participera trois années durant à ces soupers dans la grande salle de marbre d’un blanc éclatant. Carl Philippe Emmanuel, le second fils de Bach, jouera de la flûte traversière avec le souverain dans le salon de musique blanc et or. La profusion est de mise dans le décor intérieur comme dans celui extérieur. Laissez vous tenter par une visite…avec des chaussons de feutre : du kitsch jusqu’au bout des pieds ! Dehors, la vue est imprenable : le château jaune domine six terrasses de vignes, d’arbustes, de fleurs et de fontaines. A votre droite, le palais des invités. A votre gauche, la galerie de tableaux qui abrite aujourd’hui des œuvres de maître italiens, flamands et hollandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsiSGB5WI/AAAAAAAAAHE/qZ2XEuMidfY/s1600-h/potsdam_main3.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsiSGB5WI/AAAAAAAAAHE/qZ2XEuMidfY/s400/potsdam_main3.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248149908254483810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un parc enchanteur aux demeures fantaisistes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Le Nouveau Palais : tout en profusion ! (Photo. LPJ-Cécile Leclerc)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuez votre promenade dans un parc de 290hectares regroupant quelques 400 variétés exotiques, où trônent, ici ou là, héros et dieux de la mythologie gréco-romaine. Arrêtez vous devant le très charmant pavillon chinois aux statues dorées et aux couleurs verte et rosée, miroir de l’enthousiasme de l’Europe baroque pour la culture orientale. Le belvédère de style italien et la maison du dragon, logement du vigneron attitré du roi bâti en 1770, valent également le détour. Quelques mètres plus loin, Frédéric Guillaume IV construit un siècle plus tard son Orangerie à la manière des villas romaines. Mais revenons à Frédéric le Grand : au roi philosophe se substitue souvent le monarque qui entend gouverner seul, le conquérant militaire qui doublera l’étendue de la Prusse en 46 ans de règne. Suite à la Guerre de Sept ans, il compte montrer au monde la puissance et la force de la Prusse en construisant le Nouveau Palais. Comprenant 400 pièces (on est loin des 12 pièces du premier château), la bâtisse surplombe le parc dans un style rococo tardif et surchargé. Un théâtre de plus de 300 places, une salle de la grotte au décor marin opulent : une réelle « fanfaronnade », d’après le roi lui-même. Au château Sans-Souci la grâce, au Nouveau Palais l’extravagance. Les architectures foisonnent à Potsdam, faisant du parc un véritable lieu de rêverie. Une promenade…Sans Souci, on vous dit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile Leclerc (www.lepetitjournal.com/berlin.html) 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Potsdam, c’est aussi…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un p’tit bout de Russie&lt;/span&gt; : Suite au Congrès de Vienne de 1815, célébrant la victoire des monarchies européennes contre Napoléon, Frédéric-Guillaume III fait construire 13 maisons de style russe pour loger 26 soldats, cadeau du tsar Nicolas 1er. La colonie russe « Alexandrowka » est aujourd’hui un coin d’évasion au cœur de la forêt. Montez jusqu’au Belvédère (1849) pour avoir un panorama exceptionnel sur la ville et ses environs.&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le théâtre de la Seconde guerre mondiale&lt;/span&gt; : Du 17 juillet au 2 août 1945, les Alliés se réunissent au château Cecilienhof, un pastiche de manoir anglais qui fut le dernier château des Hohenzollern. Les délégations britanniques, américaines et soviétiques s’entendent sur les nouvelles frontières de l’Allemagne, découpée en 4 zones. Les dissensions se font déjà entendre, c’est le début de la guerre froide. Pour visiter la toile de fond du Traité de Potsdam : http://www.spsg.de/index.php?id=126&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’empire du cinéma allemand:&lt;/span&gt; à quelques kilomètres de Potsdam, Babelsberg est la ville où sont nés les plus grands films du cinéma d’avant-guerre. Un grand hall de briques abritait les studios de Fritz Land ou de Josef von Sternberg. C’est là que Marlène Dietrich devint l’Ange Bleu. Aujourd’hui, le site est un parc d’attraction dédié au cinéma. http://www.filmpark-babelsberg.de/index.php?id=254&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Informations touristiques&lt;/span&gt; : http://www.potsdamtourismus.de/&lt;br /&gt;S7 – Potsdam ou Regional Express DB&lt;br /&gt;Bus “Schlösser Linie” 695 pour aller à Sans-Souci&lt;br /&gt;Informations sur le domaine de Sans-Souci, inscrit d’ailleurs au patrimoine de l’UNESCO : http://www.spsg.de/index.php?id=32&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-7998183160392199922?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/7998183160392199922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=7998183160392199922' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7998183160392199922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7998183160392199922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/09/balade-postdam-un-jour-en-prusse.html' title='BALADE – Postdam, un jour en Prusse'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNUsIt6F7II/AAAAAAAAAG0/vY0-ccLsVhs/s72-c/potsdam_main2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-4651591591532103598</id><published>2008-09-17T20:37:00.006+02:00</published><updated>2008-09-17T20:49:43.121+02:00</updated><title type='text'>PEINTURE (2) – George Grosz, un peintre qui choque</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Actuellement exposé à l’Expressionale, George Grosz interpelle. Pionnier du mouvement de la Nouvelle Objectivité, il a mis fin aux effusions sentimentales des expressionnistes, en critiquant fermement la réalité de la République de Weimar. Eléments&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; pour comprendre un peintre rebelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intensité expressive, l’absence de normes, les couleurs agressives : la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité, Nouveau réalisme) est bien la fille de l’expressionnisme allemand. Mais la Première guerre mondiale ayant ravagé l’Europe et détruit la Prusse confère aux artistes une nouvelle responsabilité politique. Désormais, l’art est une arme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Retour&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; à la réalité &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFPRNhm4NI/AAAAAAAAAGc/sUOhVwYhEeA/s1600-h/ottodix.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFPRNhm4NI/AAAAAAAAAGc/sUOhVwYhEeA/s400/ottodix.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247062197970329810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Otto&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt; Dix, W&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;ildwest, 1922&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Allemagne de Weimar a du mal à se relever de la guerre des tranchées. La pauvreté règne, seuls les « opportunistes de guerre » s’en sortent. Dès lors, les artistes allemands utilisent leur pinceau à des fins politiques et crient aux inégalités sociales. Les toiles ne sont plus le reflet des émotions secrètes du peintre, mais celui de la société malsaine et corrompue de l’après guerre. La volonté de représenter le réel en vue de le changer l’emporte sur le désir de partager son ressenti. « Tout art est exorcisme » disait Otto Dix. Considéré comme un « art dégénéré » par les nazis, le mouvement s’éteint en 1933, en même temps que son père l’expressionnisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;George Grosz, la caricature dans l’âme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFPyI3uj4I/AAAAAAAAAGk/pewoeD5laTQ/s1600-h/Grosz_main1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFPyI3uj4I/AAAAAAAAAGk/pewoeD5laTQ/s400/Grosz_main1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247062763656613762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;George Grosz, Schönheit, dich will ich preisen, 1919&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exposition l’Expressionale est l’occasion de découvrir un des maîtres de cette école allemande : Georg Groβ, qui changera son nom en anglais par provocation vis-à-vis de la haute société allemande anglophobe. Par l’exagération caricaturale, le peintre montre avec vérisme l’état de la société de l’après guerre. Tout le monde y passe : les gros propriétaires terriens (bien gras), les prussiens haut-fonctionnaires (avec le monocle), les bourgeois passifs (avec une bouteille à la main), le clergé et les militaires. Des profiteurs de guerre : voilà ce qu’ils sont ! L’artiste observe la réalité quotidienne et assassine ses concitoyens avec ses crayons. Ses œuvres témoignent de son don de visionnaire. En 1921, Grosz dessine déjà des croix gammées sur les cravates des politiciens opportunistes…alors que le NSDAP n’est pas encore connu à Berlin. Fervent communiste, il dénonce d’abord la répression absolue de la Révolution communiste de 1918 dans son tableau « Le droit habite chez les plus puissants » (Das Recht wohnt beim Überwaltiger ») Mais un voyage de cinq mois en URSS en 1922 le conduira à quitter définitivement le parti communiste allemand. Une lucidité précoce sur le caractère dictatorial du régime soviétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des œuvres érotiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début janvier 1933 : Grosz quitte l’Allemagne pour les Etats-Unis, craignant l’arrivée d’Hitler au pouvoir…ce qui sera chose faite à la fin du mois. Là-bas, il troquera les caricatures politiques pour des caricatures érotiques. L’exposition l’Expressionale présente une trentaine de ces œuvres surprenantes pour l’époque. Entre animalité et humanité, les êtres sont peints avec une certaine pureté. Le peintre se représente d’ailleurs à plusieurs reprises assouvissant ses fantasmes. Et ajoute un pénis aux femmes… pour mieux percer le secret de leur jouissance sexuelle. Ces œuvres hors du commun sont sûrement réunies ensemble pour la dernière fois. Comme la plupart des tableaux de l’Expressionale, ceux de Grosz sont également destinés à la vente. Qu&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFQQBI3xmI/AAAAAAAAAGs/rUsn5DVgGqo/s1600-h/Grosz_52.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFQQBI3xmI/AAAAAAAAAGs/rUsn5DVgGqo/s400/Grosz_52.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247063276977112674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;and commerce et art font bon ménage. Une chose qui aurait certainement déplu à l’artiste engagé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;"Kauernder Rückenakt nach links und sitzender Maler",1940&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile Leclerc (www.lepetitjournal.com/berlin.html)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-4651591591532103598?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/4651591591532103598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=4651591591532103598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4651591591532103598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4651591591532103598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/09/peinture-2-george-grosz-un-peintre-qui.html' title='PEINTURE (2) – George Grosz, un peintre qui choque'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SNFPRNhm4NI/AAAAAAAAAGc/sUOhVwYhEeA/s72-c/ottodix.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-6686077479000542579</id><published>2008-09-14T22:29:00.006+02:00</published><updated>2008-09-14T22:38:08.539+02:00</updated><title type='text'>PEINTURE (1) – L’expressionnisme allemand, des états d’âme sur une toile</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mon séjour chez Le petit Journal de Berlin est maintenant terminé, une page s'est tournée, une autre est en train de s'écrire à Strasbourg! A vous qui n'avez peut être pas pu lire tous les articles publiés sur le site du journal, voici une sélection de mes articles "coups de coeur"! Bonne lecture!)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet été, deux musées berlinois consacrent leurs expositions à la peinture expressionniste allemande. L’occasion de revenir sur un des plus grands mouvements artistiques de l’Allemagne. Et de découvrir un de ses maîtres. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début du XXème siècle. Le nationalisme gronde, la guerre se fait proche. La psychanalyse apparaît, on extériorise ses angoisses. Alors que la photographie se perfectionne, l’art pictural perd sa fonction privilégiée de reproduction objective de la réalité. Les artistes d’Europe du Nord se tournent vers la projection de leur subjectivité. L’expressionnisme voit le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S’affranchi&lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10ZTjvoLI/AAAAAAAAAGE/ur2xUSdd050/s1600-h/scharl_main.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10ZTjvoLI/AAAAAAAAAGE/ur2xUSdd050/s400/scharl_main.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245977119052243122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;r des normes, délivrer ses émotions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Josef Scharl : Straβenszene (1930) http://www.expressionale.de/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fini l’impressionnisme français de Cézanne et Renoir qui s’attache à décrire la réalité physique des choses. Finies les reproductions impeccables de paysages du naturalisme. Détruire les vieilles conventions : tel est le mot d’ordre des premiers expressionnistes allemands. L’artiste doit donner libre cours à son inspiration. Sa toile devient le lieu de l’épanchement de ses émotions. Une scène de rue, un rire, un visage, un corps nu : la simplicité est de retour, l’individu au centre de l’attention. Les peintres allemands tournent le dos à l’industrialisation et se dressent contre l’académisme de la société. Point de perspective dans leurs œuvres mais des lignes acérées et des couleurs criardes. En somme, une peinture agressive pour atteindre la plus grande intensité expressive. Un art qui sera qualifié de « dégénéré » par les nazis. L’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 marque la fin de l’expressionnisme allemand. De nombreuses œuvres sont détruites ou brûlées, les artistes s’exilent ou se suicident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ernst-Ludwig Kirchner, pionnier de l’expressionnisme allemand&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10nfpC8pI/AAAAAAAAAGU/5EZUEvtPVYo/s1600-h/Kirchner1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10nfpC8pI/AAAAAAAAAGU/5EZUEvtPVYo/s400/Kirchner1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245977362813874834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Amerikanische Tanzpaar, 1910/1911&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1905, Kirchner fonde avec trois autres peintres le mouvement « Die Brücke » (le pont). Leur mot d’ordre : s’affranchir du style académique et ouvrir de nouveaux chemins dans l’expression artistique. A l’occasion des 70 ans de la mort de l’artiste, qui s’est suicidé en 1938, ne supportant plus de voir qu’on assassine son œuvre sous ses yeux, le « Brücke-Museum » de Dahlem lui rend hommage par trois expositions en 2008 et 2009. La première, « Meisterblätter », présente une centaine de ses œuvres. Griffonnées au crayon de mine ou à la craie, ses dessins sont le miroir de ses émotions. Le fond prime sur la forme. Quelques traits suffisent, qu’ils soient fins à l’encre de chine ou gras au charbon, les formes prennent vie : le rebord d’une fenêtre, le sommet d’une montagne, un sein rond, un entrejambe. Kirchner croque aussi bien les villes de Dresden et Berlin et les montagnes de Suisse que ses&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10exFd7lI/AAAAAAAAAGM/OEA0RWaAsWA/s1600-h/Kirchner_main2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10exFd7lI/AAAAAAAAAGM/OEA0RWaAsWA/s400/Kirchner_main2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245977212877663826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; concitoyens bourgeois. A l’honneur : la beauté féminine. Seules ou en couples, les femmes sont nues sur des tableaux dénudés. Le vide a sa place dans ces portraits où la simplicité est de mise. Des couleurs acides viennent parfois embellir le tout. Ici, un fond vert turquoise. Là, une ligne orangée et un gribouillage rouge. « Kircher dessine comme d’autres écriraient » affirme l’artiste lui-même. Ses toiles sont le reflet de son vécu et de ses sentiments. Et nous inspirent à notre tour de l’émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Ernst Ludwig Kirchner, Paar, 1908&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cécile Leclerc (www.lepetitjournal.com/berlin.html)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-6686077479000542579?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/6686077479000542579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=6686077479000542579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6686077479000542579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/6686077479000542579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/09/peinture-1-lexpressionnisme-allemand.html' title='PEINTURE (1) – L’expressionnisme allemand, des états d’âme sur une toile'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SM10ZTjvoLI/AAAAAAAAAGE/ur2xUSdd050/s72-c/scharl_main.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-7561040966576426752</id><published>2008-07-22T19:44:00.006+02:00</published><updated>2008-07-23T00:35:45.239+02:00</updated><title type='text'>migr(H)AINE</title><content type='html'>eniargim, ginemari, raimgnei, mairneig, migraine&lt;br /&gt;Je tourne et retourne les lettres dans ma petite tête. Dans ce qu'il en reste.&lt;br /&gt;Mon cerveau est encerclé par ce sang qui frappe, bat, bout. Je vais exploser, c'est pas possible.&lt;br /&gt;Rideaux clos, Chopin en fond sonore (niveau 4), je m'immerge sous la couette. Noir Noir Noir Noir: est ce moi, ça? BUNT, où es tu donc passée?&lt;br /&gt;JE est un autre. Le corps et l'esprit. Deux entités. Unité, reviens moi!!&lt;br /&gt;Froid et chaud, chaud et froid. Envie de jeter ma cervelle contre un mur, envie de sortir de ce corps souffrant, envie de pleurer, envie de rien. L'espoir du lendemain, d'un jour sans ce sang envahissant mes tempes...&lt;br /&gt;SATT!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SIZgbGChnmI/AAAAAAAAAFk/UtoZTSUfUZI/s1600-h/DSCF4558.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SIZgbGChnmI/AAAAAAAAAFk/UtoZTSUfUZI/s400/DSCF4558.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225970436203978338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un ciel-évasion...&lt;br /&gt;De mon balcon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-7561040966576426752?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/7561040966576426752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=7561040966576426752' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7561040966576426752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/7561040966576426752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/07/migrhaine.html' title='migr(H)AINE'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SIZgbGChnmI/AAAAAAAAAFk/UtoZTSUfUZI/s72-c/DSCF4558.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-8935340634001155609</id><published>2008-06-04T13:11:00.004+02:00</published><updated>2008-06-04T13:16:52.043+02:00</updated><title type='text'>Le petit journal</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SEZ5KH06XkI/AAAAAAAAAD4/6u0luThegpc/s1600-h/le+petit+journal.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207983233907187266" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SEZ5KH06XkI/AAAAAAAAAD4/6u0luThegpc/s400/le+petit+journal.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Depuis deux jours, me voilà stagiaire pour l'édition allemande (plus précisément berlinoise) du petit journal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour me lire : &lt;a href="http://www.lepetitjournal.com/berlin.html"&gt;http://www.lepetitjournal.com/berlin.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse deviner le sujet de mon premier article :-) Indice: il paraîtra seulement dans 13 jours !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien à vous, Cécile&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-8935340634001155609?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/8935340634001155609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=8935340634001155609' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8935340634001155609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8935340634001155609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/06/le-petit-journal.html' title='Le petit journal'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SEZ5KH06XkI/AAAAAAAAAD4/6u0luThegpc/s72-c/le+petit+journal.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-5286036506971916541</id><published>2008-05-14T11:07:00.005+02:00</published><updated>2008-05-14T11:16:03.362+02:00</updated><title type='text'>Mémoire(s) en Allemagne du 17 juin 1953</title><content type='html'>Voilà ce qui m'a occupé l'esprit durant plus d'une année: le 17 juin 1953 a rôdé, m'a hantée, ensorcellée et passionnée :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mémoire, mon beau mémoire, te voilà terminé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Résumé de mon travail de recherche&lt;/em&gt; (pour les intéressés, je peux vous l'envoyer par mail)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200158661981118802" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SCqswF8OIVI/AAAAAAAAADo/mzj6d3J--4c/s400/Composition1.jpg" border="0" /&gt; &lt;p&gt;Quelle place pour le 17 juin 1953 dans l’Allemagne d’aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près de vingt ans après la réunification allemande, il est intéressant de s’interroger sur la mémoire de cette insurrection populaire née à Berlin, puis propagée dans toute la RDA. Survenue quelques années à peine après la chute du régime nazi, le 17 juin 1953 s’inscrit dans la tradition des soulèvements d’Europe de l’Est contre les régimes communistes.&lt;br /&gt;Basée sur un travail de terrain réalisé au cours de l’année de mobilité, cette étude vise à dresser un état des lieux de la mémoire collective allemande en 2007. Quelle lecture du 17 juin 1953 est faite par les divers acteurs sociaux et politiques ? De quelle manière cette instrumentalisation du passé permet de répondre aux besoins du présent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin d’aider à la constitution d’une identité commune à l’Allemagne réunifiée, le 17 juin est aujourd’hui au cœur d’une « compétition mémoriale ». Historiens, partis politiques, journaux, institutions publiques et associations privées cherchent à imposer leur propre interprétation de l’événement. Entre exacerbation et occultation, travestissement et tabous, travail de mémoire quotidien et silence constant, la date fait l’objet de toutes les controverses.&lt;br /&gt;Face à la multitude de ces mémoires, le citoyen allemand reste désintéressé, tourné vers l’avenir. En ce sens, le 17 juin est révélateur du rapport ambigu de la société allemande à son passé. Il fait honte et ne permet pas de construire un héritage commun, quel qu’il soit. La page de la partition du pays est déjà tournée, l’indifférence est ancrée dans les mœurs. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Entre passé et présent, la mémoire invite aussi à se poser la question du futur : ne va-t-on pas vers une disparition du 17 juin de l’espace public ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-5286036506971916541?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/5286036506971916541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=5286036506971916541' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5286036506971916541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/5286036506971916541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/05/mmoires-en-allemagne-du-17-juin-1953.html' title='Mémoire(s) en Allemagne du 17 juin 1953'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/SCqswF8OIVI/AAAAAAAAADo/mzj6d3J--4c/s72-c/Composition1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-8595527852596199482</id><published>2008-03-27T11:11:00.001+01:00</published><updated>2008-03-27T11:17:28.389+01:00</updated><title type='text'>A quelques mois des JO de Pékin : pour un boycott de la cérémonie d’ouverture</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R-t0BLjVUXI/AAAAAAAAADg/ycx1HYHV6KU/s1600-h/une1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182363359849566578" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R-t0BLjVUXI/AAAAAAAAADg/ycx1HYHV6KU/s400/une1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Depuis le discours du Dalaï-Lama le 10 mars et les émeutes qui ont suivi, la question tibétaine réapparaît sur la scène publique de nos démocraties occidentales. A quatre mois des JO, les tibétains ont bien compris qu’ils devaient saisir l’aubaine pour faire éclater leur colère aux yeux des observateurs extérieurs. Sous le joug chinois depuis 1959, le peuple tibétain a toujours suivi la voie pacifique de son leader le Dalaï-Lama et ses revendications d’autonomie de la région du Tibet. Mais les nouvelles générations, enfants de la colonisation confrontées aux inégalités criantes entre Hans et Tibétains, viennent de crier « stop ! ». Non à cette prison et à ce déni d’identité, Oui à la liberté ! C’est le cri démocratique d’un peuple sous tutelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage à la démocratie des régimes autoritaires d’Amérique Latine ou –ce qui nous est plus proche- des pays communistes d’Europe de l’Est est le fruit d’une subtile combinaison d’un bouillonnement interne et d’une poussée externe. Les citoyens des Lundis de Leipzig ont manifesté des semaines durant pour une « liberté durable », tandis que les pays de la Communauté Economique Européenne de l’époque et les Etats-Unis n’ont cessé dès les années 1980 de revendiquer une démocratisation de ces régimes d’Europe de l’Est. Et que dire de Ceaucescu, tombé –en partie- par la pression des pays externes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle de la diplomatie en matière de démocratisation n’est plus à démontrer. Il n’est pas question d’ingérence mais de prise de position en matière de droits de l’homme et de libertés fondamentales. Le silence peut à l’inverse coûter très cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements actuels du Tibet sont uniques. Les derniers grands mouvements de protestation remontent à l’année de la chute du mur de Berlin, c’est dire. Les démocraties du monde entier ont ici un rôle à jouer : il est de leur devoir de faire pression sur Pékin, afin de mettre fin à la tutelle chinoise sur le peuple tibétain. L’occasion ne se représentera pas de sitôt. Alors que la marmite bout, il faut pousser la main chinoise à soulever le couvercle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ?&lt;br /&gt;Les beaux discours ne suffisent pas. Un boycott des JO dans leur intégralité paraît difficile. Il ne s’agit pas de priver les athlètes d’une compétition sportive attendue. En revanche, l’appel d’Asie Reporters sans frontières à un boycott de la cérémonie d’ouverture pourrait faire son effet. Le sport est lui aussi politique : le président chinois va tout de même déclarer ouverts les JO, proclamant ainsi les valeurs du sport, tels le fair-play, la participation de tous, le respect des concurrents. Contraste saisissant avec la situation interne de son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les chefs d’Etat des nations démocratiques du monde entier font figure de grands absents, Pékin recevra une claque en pleine figure. Un Etat n’est rien sans souveraineté externe, c’est-à-dire sans reconnaissance sur la scène internationale. Le gouvernement devra revoir sa politique envers le Tibet, mais également envers les autres minorités écrasées. Se sentant soutenu par l’extérieur, les victimes de la politique chinoise gagneront en courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, à l’inverse, les chefs d’Etat s’assoient les yeux fermés aux côtés des autorités chinoises, la cérémonie d’ouverture des JO sera celle de la consécration de la Chine dictatoriale –et la remise en cause des belles valeurs du sport. Pékin aura son feu vert pour maintenir sa domination sur le peuple tibétain, et ce, pour un certain temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette comédie a assez duré. Nos chefs d’Etat doivent prendre leurs responsabilités en main et réfléchir sérieusement aux conséquences de tels actes. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Contre une légitimation de la Chine moderne = pour un boycott de la cérémonie d’ouverture!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-8595527852596199482?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/8595527852596199482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=8595527852596199482' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8595527852596199482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/8595527852596199482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/03/quelques-mois-des-jo-de-pkin-pour-un.html' title='A quelques mois des JO de Pékin : pour un boycott de la cérémonie d’ouverture'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R-t0BLjVUXI/AAAAAAAAADg/ycx1HYHV6KU/s72-c/une1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-2955366920643341751</id><published>2008-02-16T12:18:00.011+01:00</published><updated>2008-02-16T12:48:21.678+01:00</updated><title type='text'>Berlin, mon amour</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Un matin, l'envie lui prit de plonger dans son passé berlinois. Elle relut le rapport de son année Erasmus et décida d'en publier une partie sur son blog.&lt;/strong&gt; &lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;B-E-R-L-I-N: six lettres, deux syllabes, une réaction: son coeur se met à battre.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Hommage. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167538238560020114" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bIpjCeJpI/AAAAAAAAAC4/XGrYDPMdS08/s400/vue+d%27unter+den+Linden+%2B+Fernsehturm.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Berlin : je ne connaissais pas grand-chose sur cette ville dont je suis vite tombée amoureuse. Son histoire m’a passionnée : lieu de toutes les tragédies allemandes du XXème, de nombreux quartiers témoignent de son passé. Le feu de la Potsdamer Platz rappelle que cette place était le centre des Années Folles, les rares vieilles bâtisses laissent imaginer la période prussienne… Car Berlin paraît jeune, neuve, sans histoire avant la fin de la seconde guerre mondiale. Tout a été détruit : ne restent que les endroits connus (ici devait être le Bunker d’Hitler ; ici était situé le château prussien ; …). Le musée de l’histoire de l’Allemagne témoigne de ce passé, les films des Alliés montrent Berlin à nu, en ruines, à l’heure « Zéro » (« Stunde Null »). L’Unter den Linden n’est en fait qu’une reconstitution (de grands bâtiments blancs imposants) et ça se sent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais avant toute chose, Berlin est le miroir de la partition de l’Allemagne : deux villes en une. Dix-sept ans après, cette division est toujours perceptible. Deux centre-ville (Zoologischer Garten et Alexander Platz), deux gares principales (Zoologischer Garten et Ostbahnhof), trois opéras (deux à l’Est, un à l’Ouest)… Deux villes séparées par une frontière naturelle : le grand parc de Tiergarten, qui amplifie la scission. Des bouts du mur sont encore visibles ici ou là. Cependant, ils se font rares : Berlin et l’Allemagne souhaitent tourner la page et aller de l’avant. En ce sens, la nouvelle grande gare Hauptbahnhof construite en 2006 est située entre les deux centres, non loin du nouveau quartier politique également très symbolique puisque les bâtiments engendrent les rives Ouest et Est de la Spree, ancienne frontière naturelle. La Potsdamer Platz témoigne de ce désir : un quartier high-tech avec de hauts building se dresse sur l’ancien No Man’s Land. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Berlin me semble osciller entre passé et avenir et c’est ce qui fait tout son charme. Les rues ont traversé les périodes sombres de l’histoire : l’actuel Ministère des Finances est situé dans un bâtiment hitlérien, étant par la suite le siège de « la maison des Ministères » (haute instance) sous la RDA. Le récent mémorial de la Shoah illustre également le désir de ne pas oublier, tout comme celui de se tourner vers demain grâce à son architecture « moderne ».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est donc dans une ville moderne, pleine de ressources, riche historiquement parlant que j’ai établi refuge. Toutefois, la fracture Est-Ouest est encore perceptible dans l’architecture communiste typique de l’Est et dans le bas coût de la vie (loyers, denrées,..) : pas étonnant que la plupart des étudiants s’installent à l’Est. Toutes les blessures ne sont pas refermées : le vent d’Ost-algie soufflant sur les « nouveaux Länder » se fait entendre à Berlin. Les jeunes ne se différencient plus (on est européen avant tout, puis allemand), mais je perçois tout de même une certaine fierté des jeunes originaires de RDA. Mes amitiés nouées ont permis de m’en rendre compte : ils n’ont pas vécu la même histoire, et considèrent la réunification comme une absorption de la RDA par la RFA plus que comme la création d’un nouvel Etat. Cela se ressent d’autant plus chez les « plus âgés » (grand-parents d’amis). D’ailleurs, à Berlin, on est fier d’avoir son Ampelmann (feu de signalisation routière différent et typique de l’Est), même si celui-ci est vite devenu objet de consommation touristique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Berlin est surprenante par sa taille. On dit qu’elle équivaut à neuf fois Paris intra-muros. Cela accentue la séparation de la ville. Habitant à l’Est, je devais compter sur une heure de transport en commun pour me rendre à l’Ouest pour mon stage. U-Bahn (métro), S-Bahn (entre train, RER et métro aérien), bus, tramway (typique de l’Est !! ils se font rare à l’Ouest) : à Berlin, tout est loin ! Impossible de se promener à pied si l’on veut être à l’heure. Du coup, les Berlinois ont trouvé une solution efficace : le vélo !! Dès les premiers rayons de soleil perceptibles au printemps, les deux-roues envahissent les rues. Des voies leur sont bien entendu exclusivement réservées. D’ailleurs, tous les étudiants ont leur vélo acheté à très bas prix au marché aux puces du coin. Et l’été, c’est un bonheur de déambuler le long des lacs berlinois, dans ses forêts … Car Berlin est la capitale la plus verte d’Europe : chaque quartier a son parc, le centre est envahi par Tiergarten, et les environs regorgent de forêts et de lacs. L’été, les berlinois transportent leurs barbecues et pique-niquent dans les parcs, avant de faire une petite plonge (nue le plus souvent : nous sommes à l’Est, point de pudeur) dans un lac. C’est de mise. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Berlin m’a également séduite par sa richesse culturelle : plus d’une centaine de musées tous aussi enrichissants les uns que les autres, opéras, théâtres, Philharmonie, cinémas en plein air et en version originale,… Ce monde de la culture tend les bras aux étudiants : possibilités d’avoir des tickets au dernier moment à 8 euros pour une pièce de théâtre ; musées nationaux gratuits tous les jeudis ; place d’opéra à 10 euros une heure avant la représentation….en étant située au premier rang !! La mairie a mis en place une politique de démocratisation culturelle auprès des jeunes et ça marche. Par ailleurs, j’ai eu la chance d’assister au festival de cinéma de la Berlinale en février 2007. Au-delà de la sélection officielle, j’ai pu découvrir d’autres films présentés pour l’occasion. J’ai cependant trouvé que ce festival n’émeut pas les foules berlinoises, il dépasse largement le cadre local et rassemble plutôt les amateurs cinématographiques du monde entier.&lt;br /&gt;Berlin est avant tout la capitale politique de l’Allemagne réunifiée : son quartier politique aux bâtiments modernes transparents situé sur les deux rives de la Spree est un monde à part. Pour mon plus grand intérêt, Berlin a joué un rôle primordial en ce début d’année 2007 : à la fois présidente du G8 et présidente du Conseil Européen. J’ai d’ailleurs eu l’honneur de participer à l’Europafest de mars 2007 célébrant les cinquante ans des Traités de Rome. Vivre au cœur de la capitale allemande m’a permis de m’intéresser de plus près à l’actualité politique du pays, notamment par la lecture de l’hebdomadaire Der Spiegel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, vivre à Berlin signifie vivre dans une ville allemande, vivre « à l’allemande ». Je connaissais les habitudes alimentaires des allemands : petit déjeuner à la hâte le matin, parfois un petit encas vers 11h, un petit plat pour le déjeuner à n’importe quelle heure (entre 12h et 15/16h), Abendbrot à partir de 18h (point de repas, mais de la charcuterie, fromage et autres sur du pain). En Allemagne, on mange dès lors que l’on a faim. Je me suis rapidement fait à ce rythme, notamment en délectant les diverses sortes de Brötchen (petits pains) aussi bien au pavot, aux noix, aux graines de tournesol, aux graines de citrouille,…. Si un petit creux se fait sentir, les allemands n’hésitent pas à sauter sur les Bretzel (délicieuse pâte de brioche salée) ou sur la spécialité berlinoise : la Curry Wurst, soit la traditionnelle saucisse allemande mais à la sauce curry. De nombreux marchands déambulent les rues avec leurs barbecues en ceinture et en vendent aux passants affamés. Lors des repas « de fête », il est de coutume de manger un bon plat vers midi, de faire une pause, et de reprendre du gâteau vers 16h avec du café (café au lait ou à la crème). Les gâteaux allemands sont succulents (au fromage blanc, aux fruits,..) mais toujours bien lourds. J’ai réussi à obtenir quelques recettes secrètes des grand-mères ! Enfin, les allemands sont de vrais buveurs de bière (il ne s’agit pas d’un cliché). Ils peuvent en avaler un certain nombre à la suite. J’ai moi-même appris à différencier les bières des différents Länder.&lt;br /&gt;Mais les coutumes alimentaires ne sont pas un critère descriptif suffisant. Vivre en Allemagne un an m’a permis de constater que les allemands ont un sens civique plus développé que le nôtre. En témoigne le tri sélectif systématique entré dans les mœurs : nous avions quatre poubelles dans notre cuisine (une pour le papier, une pour le verre, une pour les points jaunes, une pour les détritus). On trouve même ces poubelles dans les lieux publics. De plus, presque toutes les bouteilles de verre et de plastique sont consignées. Il est d’usage de payer une bouteille de bière à un prix plus élevé, de la conserver, et de la ramener dans un magasin afin de récupérer une caution. Tous les supermarchés sont équipés de ce genre de machine. Là encore, une idée à creuser et à exporter chez nous… Cela dit, Berlin n’est pas la ville la plus représentative de la conscience écologique des allemands. Des progrès sont encore à réaliser (concernant la propreté des rues par exemple).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par ailleurs, même s’il est vrai que les allemands sont ponctuels, aimant les règles et directs, il est faux d’affirmer qu’ils sont enfermés dans ce carcan de la règle. Au contraire, ils font preuve de souplesse et sont très ouverts (en témoigne par exemple leur impudeur dans les vestiaires des douches de piscine : alors qu’en France, il est de rigueur de garder son maillot de bain, en Allemagne, point de complexe !). Je dirais plutôt qu’ils aiment la mesure et sont très autonomes (comme on leur a appris très tôt, ce qui se ressent d’ailleurs à la faculté dans leurs réflexions). A la suite de la philosophie de Kant… Mais je n’aime pas brosser le portrait de « nationalités ». Chacun est unique, tout le monde est différent. Surtout à Berlin, capitale multiculturelle. Le quartier de Kreuzberg en est illustrateur : turcs, émigrés de l’Est, artistes, étudiants, punks,… C’est un quartier «salade niçoise ». J’aime Berlin pour cette tolérance et cette « multiculturalité ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, rester une année en Allemagne a été pour moi l’occasion de vivre les différentes fêtes annuelles. Le 3 octobre (fête nationale célébrant la réunification de 1990) m’a d’abord paru comme un banal jour férié, sans travail. En effet, les allemands sont beaucoup plus attachés au 9 novembre, jour de la chute du mur. Malheureusement, cette date a d’autres événements tragiques (abdication de d’Empereur en 1918, putsch d’Hitler en 1923 et nuit de cristal en 1938). Les fêtes populaires sont les plus importantes. La Saint-Nicolas le 6 décembre permet d’entrer dans cette période magique de l’Avent. Nombreux sont les marchés de Noël dans Berlin. Malheureusement, le charme d’antan a laissé place à la société de consommation… J’ai eu la chance de boire le Feuerzangenbowle chez des amis lors de cette période de l’Avent (boisson traditionnelle à base de rhum à faire cuire au dessus d’une cocotte minute). Pâques est une date également importante : en Allemagne, le lapin apporte les œufs. Aussi, chaque maison possède un arbre ou une plante décoré(e) d’œufs peints en attendant le Jour J. Enfin, le 1er mai, fête du travail, a été récupéré par les mouvements anarchistes et extrème-gauche pour faire entendre leurs voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix mois. Près de 300 jours. J’ai tellement vécu, découvert, appris, rencontré, visité et aimé lors de ce séjour. Je suis devenue Berlinoise. Et c’est le cœur gros que j’ai quitté la capitale allemande… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167539750388508322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bKBjCeJqI/AAAAAAAAADA/V3wiCAc642U/s400/Porte+de+Brandenburg+vue+du+Bundestag.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167539763273410226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bKCTCeJrI/AAAAAAAAADI/_2D_66z3JEg/s400/U+Bahn+Warschauerstrasse.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Die Berliner sind unfreundlich und rücksichtslos, ruppig und rechthaberisch, Berlin ist abstoβend, laut, dreckig und grau, Baustellen und verstopfte Straβen wo man geht und steht – aber mir tun alle Menschen leid, die hier nicht leben können ! »&lt;br /&gt;Anneliese Bödecker&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Berlinois sont antipathiques, sans égards pour autrui et grossiers. Ils aiment avoir le dernier mot ; Berlin est repoussant, bruyant, sale et gris ; à chaque coin de rue, il y a des travaux, les rues sont bouchonnées – pourtant, je plains tous les gens qui n’ont pas la chance de vivre ici ! »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167539776158312146" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bKDDCeJtI/AAAAAAAAADY/uOFawDuLxH8/s400/Postdamer+Platz+2.JPG" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167539767568377538" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bKCjCeJsI/AAAAAAAAADQ/CTd8NPXOXsQ/s400/Fernsehturm+(tour+TV).JPG" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-2955366920643341751?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/2955366920643341751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=2955366920643341751' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/2955366920643341751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/2955366920643341751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/02/berlin-mon-amour.html' title='Berlin, mon amour'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R7bIpjCeJpI/AAAAAAAAAC4/XGrYDPMdS08/s72-c/vue+d%27unter+den+Linden+%2B+Fernsehturm.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-721940287451688151</id><published>2008-01-28T23:08:00.000+01:00</published><updated>2008-01-28T23:12:15.542+01:00</updated><title type='text'>Des mots à expulser...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Une famille. La famille K. Trois enfants. Deux nés en France. Tous menacés d’expulsion. Droit du sol, t’es-tu envolé ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Enfants scolarisés. Parents actifs. Présents dans leur vie de quartier. Intégrés. Ils restent des immigrés...&lt;br /&gt;Un homme. Sans papiers. Marié à une femme. Avec papiers. Qui disent: "nationalité: française". Expulsé malgré tout. Droit à fonder une famille, as-tu toi aussi été "repoussé à la frontière" ?&lt;br /&gt;Des quotas. Des cas. Des dossiers. Des chiffres dénués d’humanité. Des expulsions dans le silence.&lt;br /&gt;Des centres de rétention en périphérie des villes. Des barbelés. Cachés.&lt;br /&gt;Un voisin. Un camarade d’école. Un regard croisé dans la rue. La vie continue. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Pourtant, ça pourrait être moi, ça pourrait être toi. Une nationalité sur un bout de papier.&lt;br /&gt;Immigration. Intégration. Identité Nationale. Des mots. Des amalgames. Des confusions.&lt;br /&gt;Citoyenneté ? Nationalité ? Humanité ? Vérité ?&lt;br /&gt;La réalité : Sans papiers ils sont. Sans mots je suis.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-721940287451688151?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/721940287451688151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=721940287451688151' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/721940287451688151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/721940287451688151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/01/des-mots-expulser.html' title='Des mots à expulser...'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-4818230436887454070</id><published>2008-01-05T12:50:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T13:07:56.922+01:00</updated><title type='text'>Strasbourg n'est pas Bruxelles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Retour sur les crimes commis en Tchétchénie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="spip" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1999. La Seconde guerre éclate en Tchétchénie. Le semblant de paix aura été de courte durée. Peu importe ici l’enjeu du conflit, le résultat est là : « opérations de nettoyages », pratiques d’enlèvement, de tortures, de prises d’otages, de détention dans les prisons illégales, bombardements d’étranges convois humanitaires, actes de racket, détentions arbitraires, disparitions forcées, extorsions de fonds, exécutions sommaires,… La liste est longue. Un véritable régime de terreur s’instaure en Tchétchénie. Silence, on tue.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Depuis huit années, les ONG dénoncent de tels crimes. La FIDH (Fédération Internationale des droits de l’Homme) et le Centre des droits de l’Homme « Mémorial » ne cessent de rapporter ces exactions sur la scène publique et de réclamer justice.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après de l’ONU, tout d’abord. A peine quelques déclarations de conformité. Aucune enquête. La faiblesse de l’organe international a –une fois de plus- été démontrée. Face à la souveraineté étatique, l’ONU fait profil bas. Sans compter sur le véto du géant russe au Conseil de Sécurité. A l’heure où Poutine présente la répression en Tchétchénie comme faisant partie de la lutte contre le terrorisme international, le consensus international est de fermer les yeux. Le projet de résolution sur la Tchétchénie par la Commission des droits de l’Homme de l’ONU de 2003 a même été rejeté. L’impunité des autorités russes est la règle. Peine perdue. Triste constat.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Deuxième essai : l’Union Européenne. Voisine de la Russie depuis l’élargissement de 2004, Bruxelles avait ici l’opportunité de se hisser sur la scène internationale. La récente instauration d’un mécanisme de dialogue structuré et régulier entre les deux puissances sur la situation des droits de l’Homme fait alors figure de vitrine des bonnes intentions des européens. La réalité : les enjeux économiques restent maîtres des relations russo-européennes, il faut garantir la sécurité dans l’approvisionnement en énergie, les résolutions relatives aux violations commises en Tchétchénie attendront. Realpolitik dans toute sa splendeur. Et pour se donner bonne conscience, l’UE joue la carte du Conseil de l’Europe et de sa CEDH. Confusion sur confusion. Un petit rappel s’impose.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1950. L’heure est à la réconciliation. Se créé un club de démocraties européennes baptisé « Conseil de l’Europe » (petite parenthèse : auquel se joindra la Turquie 10 années plus tard…). Dans un idéal de promotion et de défense des droits de l’Homme naît la Convention Européenne des droits de l’Homme. Sa cour (la CEDH) siége à Strasbourg. Pilier juridique.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1952. Naissance de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, grande sœur de la Communauté Economique Européenne dont nous avons célébré les 50 ans en 2007. Pilier économique.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Deux entités différentes à l’origine. Au fil des années, la CEE a évolué, devenant une Union en 1992 par le traité de Maastricht. Coopération politique et coopération juridique interne font désormais parties de ses piliers. Il faut du temps pour approfondir ses relations.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La CEDH, elle, se distingue comme une entité juridique reconnue à l’échelle internationale, capable de juger les crimes des droits de l’Homme commis par un de ses Etats-membres à la lumière de sa Convention (qui a, d'ailleurs, inspiré la Charte Européenne des droits fondamentaux adoptée lors du traité de Nice en 2000, c'est dire la force des liens CEDH-UE)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="normal--char"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;. La Russie ayant rejoint le Conseil de l’Europe en 1998, la CEDH est apparue comme le dernier frein aux crimes commis contre les Tchétchènes aux yeux des ONG.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Troisième essai… réussi. Le &lt;st1:date year="2005" day="24" month="2" ls="trans" st="on"&gt;24 février 2005&lt;/st1:date&gt;, dans trois affaires concernant six plaignants tchétchènes contre la Russie, la CEDH a désavoué les autorités russes en rendant trois arrêts qui condamnent l’Etat fédéral russe pour la violation du droit à la vie, la violation du droit de propriété des requérants et le manquement au droit à un recours effectif. La responsabilité de l’Etat russe est enfin reconnue, qui plus est, par un organe judiciaire de protection des droits de l’Homme et sur la base d’initiatives individuelles. L’égalité des armes est reconnue juridiquement entre un individu et l’Etat russe, entre une petite victime et un géant étatique.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Mais que représentent 16 arrêts (rendus entre 2005 et 2007) concernant 16 affaires tchétchènes face au nombre de crimes commis ? La banquise cache l’iceberg. Même les arrêts rendus ont leurs limités : absence de force exécutoire (la&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;" class="normal--char"&gt; CEDH ne&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt; disposant pas de pouvoir coercitif, la souveraineté étatique primant encore et toujours) ; absence d’enquêtes indépendantes par des experts lors de l’établissement des faits et donc confiance à l’Etat russe dans la transmission des preuves ; refus de la Cour d’utiliser des présomptions (par exemple, refus de statuer dans une affaire &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;" class="normal--char"&gt;alors qu’il y avait des doutes objectifs quant à la formation d’un couloir humanitaire par les autorités russes dans le but d’y attirer des civils&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;). On est plus dans le symbolique que dans le concret. Malgré ces limites propres à la CEDH, on ne peut que souligner le caractère novateur de ces arrêts. Un pavé dans la mare a été lancé. D’autres sont attendus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aujourd’hui, il est clair que l’Union Européenne faillit à son rôle en « se reposant sur » la CEDH. Mais Strasbourg n’est pas Bruxelles. Une condamnation juridique rendue par une Cour indépendante concernant des affaires individuelles n’équivaut pas à une condamnation politique. Inutile d’espérer du côté de l’ONU. L’UE a ici un rôle à jouer. Elle ne devrait pas oublier qu’elle reste le partenaire commercial numéro un de la Russie et que les fonds financiers qu’elle lui apporte par le biais du programme TACIS sont nécessaires. Elle a le devoir de s’exprimer si elle veut s’affirmer comme puissance politique majeure sur la scène internationale.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;font-size:130%;" &gt;Mais pour l’instant : ONU : 0 – UE : 0 – CEDH :1.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-4818230436887454070?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/4818230436887454070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=4818230436887454070' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4818230436887454070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/4818230436887454070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2008/01/strasbourg-nest-pas-bruxelles.html' title='Strasbourg n&apos;est pas Bruxelles'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-963551892915119979</id><published>2007-11-27T15:09:00.000+01:00</published><updated>2007-11-27T15:32:46.647+01:00</updated><title type='text'>Auf der anderen Seite - De l'autre côté</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R0wmntwtgvI/AAAAAAAAACY/eIycH3OQZLA/s1600-h/affiche+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5137523738663551730" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R0wmntwtgvI/AAAAAAAAACY/eIycH3OQZLA/s400/affiche+de+l%27autre+c%C3%B4t%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Envol « de l’autre côté » de l’écran. Entre Hambourg, Brême et Istanbul, Fatih Akin nous raconte les histoires parallèles de Nejat, Ali, Ayten, Yeter, Lotte et Susanne, des personnages qui se cherchent sans se croiser et se croisent sans le savoir. Des humains qui cherchent surtout « ailleurs » une réponse à leur vie. Ailleurs : de l’autre côté des frontières (géographiques, géopolitiques mais aussi culturelles), de l’autre côté de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont en quête d’identité, parfois partagés –ou plutôt coupés- entre deux cultures. Le père parle turc, le fils répond en allemand. Scission des générations et complexité de l’intégration. Lorsque le cœur est entre deux rives, un retour aux racines est parfois vital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayten, elle, a choisi de se battre pour donner un sens à sa vie. Elle brandit le fanion des droits de l’homme et des libertés dans son pays natal, qu’elle aime et maudit tout à la fois. Difficile de ne pas voir le regard que porte le réalisateur sur son pays d’origine et sa place dans l’Europe actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre chocs générationnels et chocs culturels, la communication n’est pas aisée. Et pourtant, leur absurde de condition humaine rassemble nos personnages. Confrontés au même sort de la mort (qui ne fait d’ailleurs qu’avérer leurs vies), leurs destins se nouent. Difficile combat que le deuil : nos personnages doivent apprivoiser la séparation -« de l’autre côté »- et affronter les regrets face à la perte de l’être cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qui voudrait voir fleurir une rose au fond de l’hiver ? » Ce poème de Goethe récité par Nejat rappelle la persévérance de la vie. Une mère retrouve une fille, un fils pardonne son père, et l’attend face au bruit de la mer et de ses vagues roulant et crachant indéfiniment… La mort n’est pas une fin en soi, le cri de la vie est le plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, tout parait étrangement apaisé. Le magicien Akin dit finalement beaucoup en taisant presque tout. Les visages parlent, les yeux pleurent, les sentiments crèvent l’écran. Et la musique nous transporte émotionnellement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la lumière est rallumée, assis dans son fauteuil, le spectateur sait que lui aussi, comme Ayten et les autres, est condamné à l’humanité et à ses souffrances. Mais le chemin nous conduisant tous vers la mort est celui de la fraternité, de l’écoute mutuelle, des rencontres et des découvertes, de l’amour, … de la Vie ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;Danke Ihnen, Fatik Akin, für diesen wunderschönen und sehr prägenden Film!!!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5137524391498580738" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R0wnNtwtgwI/AAAAAAAAACg/TuSLxS8vHoQ/s400/de+l%27autre+c%C3%B4t%C3%A9+1.jpg" border="0" /&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5137524851060081442" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R0wnodwtgyI/AAAAAAAAACw/nCBSgF-t3jE/s400/de+l%27autre+c%C3%B4t%C3%A9+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Résumé:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d'origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, se prend d'affection pour Yeter lorsqu'il comprend qu'elle envoie son argent à sa fille Ayten, en Turquie, pour lui payer des études. Après la mort accidentelle de Yeter, Nejat se rend à Istanbul dans l'espoir de retrouver la trace d'Ayten. A Hambourg, cette dernière sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l'engagement politique de la jeune Turque. Elle l’héberge chez elle, malgré les réticences de sa mère, Suzanne. Quand la jeune fille est expulsée d'Allemagne, Lotte décide de se rendre en Turquie.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Prix du scénario et prix du Jury Œcuménique au festival de Cannes 2007&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;Encore dans les salles: courrez-y!!!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-963551892915119979?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/963551892915119979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=963551892915119979' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/963551892915119979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/963551892915119979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2007/11/auf-der-anderen-seite-de-lautre-ct.html' title='Auf der anderen Seite - De l&apos;autre côté'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/R0wmntwtgvI/AAAAAAAAACY/eIycH3OQZLA/s72-c/affiche+de+l%27autre+c%C3%B4t%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-2673819420672375447</id><published>2007-11-08T19:11:00.000+01:00</published><updated>2007-11-27T15:09:27.076+01:00</updated><title type='text'>Du théâtre bouffon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;C’est l’histoire d’Antonia, femme au foyer au caractère bien trempé, et de Margherita, sa jeune voisine candide qui, face à l’augmentation sans fin des prix des supermarchés, volent les marchandises pour assurer leur survie.&lt;br /&gt;C’est l’histoire du mari de la première, Giovanni, trop respectueux de la loi pour oser lui désobéir.&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un policier révolté par la paupérisation des ouvriers et d’un gendarme aveuglé par le pouvoir.&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’une société italienne en dérive, dépeinte par Dario Fo en 1974 dans sa pièce Faut pas payer !&lt;br /&gt;C’est l’histoire de quiproquos sur quiproquos : un sac de provisions caché sous une veste devient un bébé, il est possible de le greffer dans le vendre d’une autre et Sainte Eulalie peut même le transformer en salades (le légume mais il s’agit également de « belles salades » que nous raconte Antonia)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Nichet, directeur du TNT (Théâtre National Toulousain), monte cette pièce en 2005 et continue de la porter sur les scènes françaises.&lt;br /&gt;Son théâtre devient alors une tribune : derrière l’absurde, la dénonciation ; derrière le vaudeville, l’indignation ; derrière le grotesque, le sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages passent du rire aux larmes. Par le rêve et l’imagination, ils transforment leur tragique de situation en comédie quotidienne. La bouillie de millet devient alors un aliment « pas si mauvais », des olives tombent du liquide amniotique. Même si on leur a volé leur humanité au profit d’une animalité, ils retrouvent leur liberté par leur capacité d’imagination.&lt;br /&gt;Le rêve et le grotesque comme issues de secours dans cette vie misérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme le théâtre : un brin d’évasion par l’imagination. Une fenêtre pour s’envoler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un éclat de rire… jaune. Un éloge à la désobéissance civile.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130534182017159602" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/RzNRp-Mh0bI/AAAAAAAAACA/Cz2PE-DgTeo/s320/fautpaspayer_zoom.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;PS : je n’en dis pas plus mais vous incite à aller voir cette pièce cinglante. A Reims du 14 au 16 novembre à la Comédie. A Nantes du 28 novembre au 8 décembre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-2673819420672375447?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/2673819420672375447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=2673819420672375447' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/2673819420672375447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/2673819420672375447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2007/11/du-thtre-bouffon.html' title='Du théâtre bouffon'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/RzNRp-Mh0bI/AAAAAAAAACA/Cz2PE-DgTeo/s72-c/fautpaspayer_zoom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-1762658579785730919</id><published>2007-10-10T11:04:00.000+02:00</published><updated>2007-10-10T11:12:05.156+02:00</updated><title type='text'>Mais où sont passés nos médias?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Les médias. Communément regroupé sous l’expression « le quatrième pouvoir ». Avec cette idée sous-jacente de « contre-pouvoir » aux forces politiques. Les philosophes des Lumières avaient déjà perçu la nécessité de tels contre - poids : la critique (négative comme positive, d’ailleurs) permet d’avancer. Corrélat de la liberté d’expression, la diversité des opinions doit être mise à jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, l’évolution de la technologie et des mœurs, les médias sont devenus un instrument indispensable à ce régime politique (si parfait dans la théorie, mais difficilement réalisable dans la pratique) qu’est la démocratie. Rapporter les informations, critiquer les faits, présenter des points de vue opposés et surtout mettre à la lumière les zones d’ombres, tout ce qui ne se sait pas et devrait être montré du doigt : tel me semble être le rôle des médias dans nos sociétés du XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mission accomplie ? Ces dernières semaines, deux exemples me poussent –une fois de plus- à en douter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un scandale politico-français, tout d’abord : depuis le 1er février 2007, l’indemnité chômage de nos chers députés a légèrement été prolongé. Jusqu’ici, un député non réélu touchait pendant six mois son indemnité mensuelle (environ 5000 € net). Désormais, il la touchera…durant soixante mois, soit durant cinq ans (le temps d’un mandat législatif, si vous voyez où je vois en venir…)&lt;br /&gt;A moins que mon séjour en Allemagne m’ait totalement coupé du monde, je n’ai entendu aucun média rapporter ces faits. Pourtant, il s’agit de nos impôts : le contribuable est le premier concerné par ce genre de lois. A l’heure où le citoyen ne peut plus compter sur ses représentants à l’Assemblée Nationale (même si notre Constitution est en grande partie responsable : à défaut de chambres représentatives, nous avons des chambres fantômes –mais ceci est une autre histoire…), les médias semblent eux-aussi de plus en plus friables (et encore ! Je n’ose évoquer la main - mise financière de nos hommes politiques)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième fait : l’actualité politique en Birmanie. Nos grandes ondes en ont parlé quelques jours durant, et depuis, motus et bouche cousue. Allez, à la limite, un petit article, là-haut en coin. Mais n’exagérons rien : la coupe du monde de rugby passe avant tout (et les disputes sur la couleur des tee-shirts : question vitale !) Sans parler d’EADS, affaire dans laquelle nous pataugeons de plus en plus (d’autres informations ont- elles été révélées sans être communiquées au citoyen ?).&lt;br /&gt;Alors que des milliers d’hommes et de femmes sont persécutés par un régime militaire autoritaire, nous jouons la carte de l’indifférence. Même les Guignols n’en parlent plus. Il est vrai que les barrières de la dictature birmane empêchent de connaître le réel sort des moines bouddhistes, mais les médias devraient relayer le peu d’informations qu’ils possèdent. On se doute que la junte militaire ne se « contente » pas d’arrestations. Lisez à ce propos le mail ci-dessous apparemment écrit par une birmane le 1er octobre 2007 : même si je reste sceptique quant à ce genre de réceptions par Internet, le contenu est fort crédible. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Après tout, histoire de finir sur une note d’optimisme, « la grande toile » pourrait offrir une alternative à nos médias de plus en plus muselés ou apeurés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Mail diffusé sur le net, écrit le 1er octobre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;«We just got phone call with our sister living in Yangon about a few hours ago.We saw on BBC world, saying that 200 monks were arrested. The true picture is far worse!!!!!!!!!&lt;br /&gt;For one instance, the monastery at an obscure neighborhood of Yangon, called Ngwe Kyar Yan (on Wei-za-yan-tar Road, Yangon) had been raided early this morning. A troop of lone-tein (riot police comprised of paid thugs) protected by the military trucks, raided the monastery with 200 studying monks. They systematically ordered all the monks to line up and banged and crushed each one's head against the brick wall of the monastery. One by one, the peaceful, non resisting monks, fell to the ground, screaming in pain. Then, they tore off the red robes and threw them all in the military trucks (like rice bags) and took the bodies away.&lt;br /&gt;The head monk of the monastery, was tied up in the middle of the monastery, tortured , bludgeoned, and later died the same day, today. Tens of thousands of people gathered outside the monastery, warded off by troops with bayoneted rifles, unable to help their helpless monks being slaughtered inside the monastery. Their every try to forge ahead was met with the bayonets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;When all is done, only 10 out of 200 remained alive, hiding in the monastery. Blood stained everywhere on the walls and floors of the monastery. Please tell your audience of the full extent of the fate of the monks please please !!!!!!!!!!!! 'Arrested' is not enough expression. They have been bludgeoned to death !!!!!! Aye Aye Hong Kong »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Traduction (reçue comme telle dans le mail)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous venons d'avoir un coup de téléphone de notre sœur qui habite à Yangon, il y a quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a vu qu'ils disaient sur la BBC WORLD que 200 moines avaient été arrêtés. La réalité est bien pire !!!!! Par exemple le monastère d'un quartier peu connu de Yangon, qui s'appelle Ngwe Kyar Yan ( Rue Wei-za-yan-tar à Yangon) a subi une descente de police tôt ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une troupe de 'lone-tein' (la police anti-émeutes constituée de voyous payés) protégés par des camions militaires ont fait une descente sur le monastère où étudient 200 moines. Ils ont ordonné systématiquement à tous les moines de s'aligner, les ont frappés et leur ont écrasé la tête contre le mur de briques du monastère. Un par un, les moines pacifiques et sans résistance sont tombés par terre en hurlant de douleur. Puis les policiers leur ont arraché leurs robes rouges, les ont tous jetés dans les camions militaires (comme des sacs de riz) et ont emporté les corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moine principal a été attaché au milieu du monastère, torturé, matraqué et il est mort plus tard le même jour, aujourd'hui. Des dizaines de milliers de gens se sont rassemblés devant le monastère, ont été repoussés par des militaires baïonnettes au canon, et ils ont été incapables d'aider leurs moines impuissants qui se faisaient massacrer à l'intérieur du monastère. Toutes leurs tentatives pour avancer se sont heurtées aux baïonnettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tout fut terminé, il ne restait que 10 moines sur 200 en vie, cachés dans le monastère. Du sang tachait tous les murs et les sols du monastère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il vous plait, racontez à votre public l'étendue réelle du sort des moines, s'il vous plait, s'il vous plait !!!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Arrêté » n'est pas une expression suffisante. Ils ont été matraqués à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aye Aye Hong Kong »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-1762658579785730919?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/1762658579785730919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=1762658579785730919' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/1762658579785730919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/1762658579785730919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2007/10/mais-o-sont-passs-nos-mdias.html' title='Mais où sont passés nos médias?'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8136782796981992966.post-3919839336434385850</id><published>2007-10-08T00:18:00.000+02:00</published><updated>2007-10-08T21:28:16.051+02:00</updated><title type='text'>Ces Toulou-zinzins chauvins</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le ciel est blanc. Les toits sont illuminés. Dehors, la rumeur gronde.&lt;br /&gt;« On a gagné, on a gagné, on a, on a, on a gagné ». La nuit sera longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi après-midi, installation de l’écran géant place du Capitole. Ambiance dès 19h. Le DJ chauffe la place entière. De ma modeste chambre de bonne, j’entends les cris et autres chants de guerre. Catherine, Elo et Charlène arrivent. Bonne petite bouffe avant d’aller rejoindre le chœur du Capitole. Allez, nous aussi, nous chantons. Nous aussi, nous crions. Nous aussi, nous tremblons. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118724529098812130" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Rwlc1swDauI/AAAAAAAAABg/W9Da5fveo6I/s320/DSCF0199.JPG" border="0" /&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je regarde autour de moi : tous ces toulousains assis sur leur place fétiche, fiers de leurs joueurs présents dans l’Equipe de France.&lt;br /&gt;Suis-je en train de regarder un match du Stade Toulousain ? Les acclamations toulousaines m’en font douter. Ca n’est pas la Marseillaise que nous reprenons en chœur.  De temps à autre, un « Allez les Bleus » pour la route. Mais le plus souvent, la foule hurle : « Qui ne saute pas n’est pas toulou-sain ! ». Et applaudit SES joueurs (c'est vrai qu'il y a un bon échantillon) plus fort que les autres.&lt;br /&gt;Chauvins, les toulousains ? Oh, si peu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ils me font sourire, tous, jeunes et moins jeunes rassemblés devant leur mairie. Ils parlent du rugby avé l’accent, comme ils vantent leurs violettes et leurs briques roses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la mairie du Capitole, une affiche depuis le début de ce mondial : «Bienvenue », sous-entendu : « ici, mon gars, tu es dans la capitale du rugby ». D’ailleurs, ils en ont même créé un « village » à la Prairie des Filtres, le long de cette si belle Garonne : un écran géant rediffusant les matchs, des télévisions, et de l’alcool coulant à flot (à défaut de ricard, ils boivent de la bière (quoi, c’est pas toulousain, ça ?)) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118726560618343154" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 235px; CURSOR: hand; HEIGHT: 302px; TEXT-ALIGN: center" height="247" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Rwler8wDavI/AAAAAAAAABo/RGCcUzxsm6Y/s320/DSCF0074.JPG" width="215" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les commerçants ont également sorti leurs plus beaux atouts : des bars « secoués de rugby » (vive le sponsor Orangina), Monoprix dédicaçant ses trois vitrines à des mannequins en tenue sportive avec du Coca à leurs pieds (tant qu’on est dans les boissons pétillantes !), la librairie du Capitole publiant des livres sur l’histoire d’amour entre Toulouse et son sport,… La ville entière baigne dedans !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118726861266053890" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Rwle9cwDawI/AAAAAAAAABw/bBDHcQ6zJwM/s320/DSCF0231.JPG" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aussi, que d’excitations ce soir lorsque les Toulousains, pardon, que dis-je, les Français, sont remontés à 13 partout. « On va se manger des All Black ». Les 5 dernières minutes ont été cruciales : la place entière retenait son souffle ; tous les cœurs battaient la chamade. J’ai beau ne pas connaître les règles de ce beau sport (bon, d’accord, on passe la balle derrière, un essai vaut 5 points, on peut le transformer en 2 points,…), je me surprends à vibrer avec les quelques autres 30000 personnes rassemblées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ballon rond en touche… et c’est la festa, comme ils disent ici ! Les rues sont prises d’assaut : tous direction les bars, les épiceries de nuit, les marchands de falafels ou de gaufres,… On s’embrasse, on se hurle dessus, on klaxonne, on chante, on imite des mêlées,… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-61bfe6cd7cac1ae8" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v13.nonxt6.googlevideo.com/videoplayback?id%3D61bfe6cd7cac1ae8%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330295917%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D16A37B5F42131D24959CE9D877AA514549333447.1F37FF90AD1A158F1D09B3492271971E59DEB1CA%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D61bfe6cd7cac1ae8%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DgaTZhNIvqt3KmfQgyi5FXH4d2jQ&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v13.nonxt6.googlevideo.com/videoplayback?id%3D61bfe6cd7cac1ae8%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1330295917%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D16A37B5F42131D24959CE9D877AA514549333447.1F37FF90AD1A158F1D09B3492271971E59DEB1CA%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D61bfe6cd7cac1ae8%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3DgaTZhNIvqt3KmfQgyi5FXH4d2jQ&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce soir, je me sens toulousaine. Demain, je me sentirais peut-être berlinoise, ardennaise, européenne ou tout simplement humaine. Mais cette nuit, je joue le jeu. Je me laisse « emportée par la foule ». Je me la joue chauvine, moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long de la Garonne, princesse de ce pays, nous imitons l’accent toulousain. « Oh, putaing cong, on va en demi ». Puis nous entamons « Oh, Toulouse, ooh Tou-louse ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ici, si tu cognes, tu gagnes ». Nougaro, l’enfant du païs, l’a bien compris. Et ce soir, ça a marché !&lt;br /&gt;Fière d’être toulouzinzin ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118727333712456466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/RwlfY8wDaxI/AAAAAAAAAB4/Km2TeY_OJn4/s320/DSCF0069.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;PS : Rendez-vous samedi prochain, même heure, même place.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8136782796981992966-3919839336434385850?l=cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/feeds/3919839336434385850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8136782796981992966&amp;postID=3919839336434385850' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3919839336434385850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8136782796981992966/posts/default/3919839336434385850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cescahiersdunejeunefillerangee.blogspot.com/2007/10/ces-toulou-zinzins-chauvins.html' title='Ces Toulou-zinzins chauvins'/><author><name>Cécile</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04970377541389768787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_LyeUBYUH0FI/Rwlc1swDauI/AAAAAAAAABg/W9Da5fveo6I/s72-c/DSCF0199.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry></feed>
